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de Jésus. Il ne paraît pas possible de regarder * ces additions de Marc comme des souvenirs historiques, empruntés à la prédication de Pierre ; elles s'expliquent beaucoup mieux par les tendances particulières de Tévangéliste.
Les versets de Luc relatifs à la sueur de sang et à l'apparition de Tange ^ sont-ils authentiques ou non, et représentent-ils une tradition historique ? Seraient-ils seulement, comme le prétendent certains critiques 3, une interpolation pratiquée de fort bonne heure dans le troisième Evangile, pour amplifier, au moyen d'un développement légendaire, la donnée apostolique sur Tagonie du Sauveur? La question d'authenticité et la question d'historicité sont distinctes, mais connexes. Si le passage n'est pas authentique dans Luc, comme il manque déjà dans Marc et dans Matthieu, il aura plus de chance encore de représenter un développement légendaire sur le thème traditionnel de la tentation du Christ au mont des Oliviers. Par son objet même, il ne se présente pas comme une tradition historique : le narrateur ne suppose pas que les apôtres aient vu l'ange ni sueur de sang.
Au point de vue de la critique interne, on peut trouver que l'harmonie avec le contexte laisse 'à désirer, bien que le récit paraisse d'abord singulièrement affaibli si on les enlève. La prière du Christ suppose une résignation complète, qui rend inutile Tintervention de l'ange ^ ; celle-ci viendrait mieux après la description de l'agonie^; la reprise^ : « et se levant après la prière », néglige et l'intervention de l'ange et l'agonie, pour se référer à la prière seule. Le contexte ne réclame donc pas les versets contestés, et de ce chef rien n'exclut Thypothèse de l'interpolation. Cette hypothèse, néanmoins, ne s'impose pas, si l'on fait abstraction du témoignage externe : le défaut d'équilibre et de cohésion dans le récit pourrait s'expliquer par une combinaison de sources et par
1. J. Weiss, AE. 300-301. Cet auteur, qui entend Me. 41a en u ironie amère », regarde les vv. 41 /)-12 comme une addition du rédacteur.
2. V. 43. ^ofBT^ 81 aurto xy^sXoç olko toj oupavou èvioyuoiv aùxov. 44. xai -)f£vo(x.evo{ cv àytoviz IxTÊvéa'repov r.poiriù'/txo 'xa\ g^eVêxo ô iôptîj; aùioO wasi ôpojji^oi aiixaroç xaTa- PaivovTÊÇ ÈTci TTjv yrjv.