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Matthieu et Luc*, qui sans doute ont bien compris Marc, Pierre luimême, d'après Jean, tira son épée, et, visant à la tête le serviteur du grand prêtre, Tindividu qui était le chef réel de la bande -, plutôt que le serviteur du grand prêtre qui aurait été connu pour avoir été blessé dans cette circonstance, lui coupa seulement l'oreille. Luc et Jean ^ disent que c'était Toreille droite, et le premier ajoute même que Jésus guérit cet homme en le touchant. Certains interprètes ont cru que la guérison dont il s'agit était la guérison instantanée de la plaie, non la restitution de Toreille. Le texte ne favorise pas ce raccourcissement du miracle, car il est dit que Jésus toucha Toreille de cet homme, et non la place qu'elle avait occupée ^. Mais jusqu'à quel point Tévangéliste lui-même s'est-il demandé si c'était la blessure, ou l'oreille qui avait été guérie? Les Synoptiques n'ont pas nommé Pierre comme auteur de l'accident, parce que la tradition et sans doute Pierre lui-même ne savaient pas qui avait porté le coup. On répétait que l'individu avait été blessé, mais il aurait été difficile de direpar qui, vu que les apôtres avaient au moins deux épées, et que les coups avaient dû être échangés à l'aventure, dans une demi-obscurité, sinon tout à fait dans les ténèbres. L'auteur du quatrième Évangile, qui a pourvu d'un nom le serviteur blessé, n'était pas embarrassé pour désigner Tapôtre qui l'avait frappé : Pierre était tout indiqué pour un acte de ce genre ^. On ne voit pas comment Jean aurait pu être mieux instruit que ses devanciers, ni pourquoi Marc aurait substitué une donnée
{.Mr.. W. lU ^i Tiç (nAL etc. omettent ti;) tôv Tca^eTrr.xoTtov (il n'est guère possible d'admettre, avec B. Weiss, iV/c. 221, que ces assistants soient les trois disciples mentionnés v. 33) J7:aaaaevo; itjv jxa/aipav sjratacvTÔv 5oî3Xov rou àpyiepstu; xai ài)6Σv aÙToO to wtiptov. Mt. 51. xal î5où eÎ; tojv |i6Tà 'ItjjoD (Ss. : « un des disciples de Jésus ») ÈxTSiva; xf^v /eîpa àrA^noitJty Tr,v |iiyaipav «ùtoû xal jraTctÇaç tÔv oouXov T. à. à^grXev aùrou xô oixtov. Le. 49. iBovreç Bè oî ::£pt aùxov (Ss. « ses disciples » 1 xô saoaevov fl::av xjpiE, si jraxaÇoaev sv {xa/a-pT) ; 50. xal sTca'xaÇsv tïç xtç eÇ aùx(ov Tou àpy.epico; xôv ooîîXov xaî àpfiTXsv x6 ou; aOxoO xô oeÇto'v.