Cf. HoLTZMANN, 102, 178 : Brandt, 82; supr. pp
moins de confondre les deux en une seule*. Dans la première, la condamnation à mort est censée acquise par jugement du sanhédrin ; dans la seconde, il s'agit de préparer ce que Ton dira au gouverneur, et Ton ne voit pas que la seconde délibération se rattache immédiatement à la première, soit quant à Theure, soit quant à Tobjet. En réalité, la -source primitive plaçait au matin la délibération des principaux Juifs qui devaient se porter accusateurs de Jésus, et Marc a, pour ce motif, mentionné ici un conseil qui se trouve, dans sa rédaction, doubler la réunion tenue pendant la nuit. LVvangéliste ne dit pas qu'une sentence capitale ait été alors prononcée ou renouvelée contre Jésus : il ne semble aucunement préoccupé de ridée qui a trouvé crédit chez plusieurs commentateurs modernes -, d'après lesquels cette seconde séance du sanhédrin aurait été une sorte de fiction légale pour confirmer la condamnation résolue pendant la nuit. Marc ne parle plus de jugement; suivant la donnée de sa source, il laisse entendre que les ennemis de Jésui^ délibèrent sur l'accusation qu'ils vont formuler devant Pilate3.
Le premier Évangile suit Marc, en améliorant la forme de son récit ; il détermine vaguement l'objet de la seconde réunion : c'était une délibération sur ce qu'on devait faire pour obtenir la mort de Jésus * ; des conseils de ce genre ont déjà eu lieu plusieurs