‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 589 sur 733 · XVIII, 36; QÉ · texte numérisé non relu

XVIII, 36; QÉ

5. Me. 3. xai xaT»)Yopouv aùtou ot apy lEpcîç izoXkd (::oXXa s^entend adverbialement et ne signifie pas une multitude de griefs). 4. 6 81 IIciXaTo; JcaXiv iTCTjpoSta aùtov X^YOjv (k omet Xé^wv)* oùx à::oxp{vT) ouoÉv; tôe noaa aou xaTT)YOpooaiv. 5. 6 Ôe 'IriaoOç oùxitt ou8èv àTCEXpîOr), coare OaujjidîÇeiv tov HciXaTov. Mt. 12. xat ev tcô xaxYJYopciaOai aùxôv ino xwv âp/^icpétov xal rpta^uxifcov iSs. « les pharisiens ») ouôàv «jcExpivaxo.

Mais cette perspective a quelque chose d'artificiel et de convenu. Ou Luc Ta fort habilement corrigée, ou bien il dépend d'une source meilleure que Marc. Le troisième Évangile, en effet, reste ici indépendant du second. Pilate reçoit d'abord Taccusation des prêtres, puis laveu de Jésus *, cequi donne une meilleure suite que le récitde Marc. Mais on ne voit pas pourquoi Pilate déclare aussitôt « aux prêtres et à la foule », dont Marc parlera seulement un peu plus loin, qu'il ne trouve rien de criminel dans l'homme qui lui a été amené 2. La raison est que l'évangéliste cherche une transition pour amener la comparution de Jésus devant Hérode, et qu'il n'en a point trouvé de satisfaisante. On peut même supposer qu'il n'en a point trouvé du tout. La tradition ou la source qu'il va exploiter transportait vraisemblablement de Pilate à Hérode la responsabilité de la condamnation à mort, et le renvoi à Hérode pouvait déjà y être expliqué par ce double motif : que Pilate, pour son propre compte, trouvait Jésus innocent, et qu'il avait dû néanmoins remettre l'accusé galiléen au tétrarque de Galilée. Luc pourrait donc n'avoir fait que juxtaposer à ce que lui fournissait la source de Marc ce qu'il a puisé dans la source qui attribuait à Hérode la condamnation de Jésus.

Les prêtres disent que Jésus trouble tout le pays, ameutant le peuple depuis la Galilée, où il a commencé sa prédication, jusqu'à Jérusalem, où il a enseigné dans les derniers temps •^; à prendre le trait comme historique, la mention de la Galilée aurait dû rappeler à Pilate le souvenir, peu éloigné encore, de Juda le Galiléen et de la révolte qu'avait occasionnée le recensement du Quirinius *. Mais le procurateur, songeant que l'accusé pouvait être galiléen, et qu'Hérode se trouvait à Jérusalem en ce moment, est censé voir là un

13. TOTC Xsyci auTw 6 IleiXÎTo;' oux àxousi; îroaa aou xaTafjiapTupou9tv ; 14. xal oux àjccxpiOr) aoTfu Jipôç ùùtï sv p^jxa, <5tcs Oau[jLa^ctv tÔv fjys^i^va X^av. Cf. Is. lui, 7, supr, cU, p. 603.

1. Vv. 2 (p. 632, n. 1). 3. ô Ôs risiXaro; t)P(iStt)«v aùtôv X^yiov ^ el 6 p. t. *I. ; 6 Si a. a. îffi' où Xi^stç.

2. V. 4.Ô Bï IIsiXaTo; cIkev Jipô; toù; âp/icpci^ xal to«; Jy^Xouç* oùÔiv t&pioxcu attiov h T<3 àvOpciSrco TOUTw.

3. V. 5. o\ 5à i7zi<S'^\toy X^yovTcç oti àvai«iit tÔv Xadv, SiSâvxciiv xaO'8XY)( tîjç *Iou* Sai'aç, xal àpÇajicvoç iizo ti^î raXiXa(a; 6o>; (u6c. Cf. p. 632, n. 1. Sur le sens général du mot « Judée » en cet endroit, cf. I, 462.

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