‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 630 sur 733 · Cf. supr, III, n ; V, 4i ; vu · texte numérisé non relu

Cf. supr, III, n ; V, 4i ; vu

2. n^S.y. IXtaf = mSj*, ^Xei = 1S^<. La leçon îjXci, dans Mr. 46, est celle de DE etc. mss. lat. ; B a IXfoet, m èXtof. Dans M 3. 34, D et quelques mss. la t. ont

tjXei ou f,X{. (japayOavcî =: ^jnplti?.

t- 3. noS.

4. Notamment D ; ^Xci f^Xel Xajià î^a^avci ; Le dernier mot est pour «^^a^OotvEÎ, qui correspond à Thébreu ^^niT? (même lecture dans quelques mss. lat.), et D remploie dans Marc aussi bien que dans Matthieu ; le même ms. lit, dans Me. 34, (ovEt$iaix{, au lieu de l-ptaTiXi^tfç (de même lat. c : « exprobrasti me », et i : « me in opprobrium dcdisli »). Dalman. I, 43, explique la traduction de D par Taraméen, Tinterprète ayant cru pouvoir établir l'équivalence [«J^otfOavst m ''JnSVT. Év. de Pierre^ 19. xal h xypio; àvc^dTjîE Xi^wv *\ 8uva{xi{ |i.ou xatcXei^j^aç jxe. xal cîrwv àvsXT[fOi). L'emploi du mot 8jva;xt; pourrait s'expliquer par l'influence de la version d'Aquila (ou de sa tradition interprétative), qui traduit iSî< par « ma force », dansPs. xxii. 2. Dalman, I, 164.

5. Pour la discussion de ce passage, cf. Brandt, 228-2 15 ; J. Weiss, AE, 337-339.

6. Me. 35. xai tiviç twv napearrjXOTwv (remarquer le vague de l'expression ; les variantes rapc^iwitov, î<D, et éaT/jxoTtov, B, n'ont aucune portée) àxo-jaxvTEç È'XÊyov 'lot 'HXci'av çtuvcî. Mt. 46. Ttvfç ôè Toiv ixiî èarTjxoTtov àxo'J9XV7E( IXc^ov on 'flXciav ^(oveî outo(

sente à Jésus *? Marc le pense sans doute, mais les soldats, exécuteurs responsables de la sentence prononcée par Pilate, auraient-ils laissé les assistants s'approcher ainsi de la croix ? Si le vinaigre est la boisson des saldats, il est invraisemblable que ceux-ci aient permis à quelqu'un d y toucher. Est-ce un soldat, touché de compassion, qui, sans avoir compris les paroles de Jésus, et supposant qu'il a soif, prend une éponge ^ et lui offre à boire? Dans Marc, l'homme qui présente l'éponge a Tair de contenir ^ ou plutôt de prévenir ^ la résistance d'autres personnes qui l'empêcheraient d'accomplir son acte charitable, et il parle d'Élie comme les Juifs. Soit sincèrement, soit pour entrera moitié dans la plaisanterie des autres, il manifeste l'intention de soulager le crucifié pour donner à Élie le temps de venir. Dansle premier Évangile ^,ce sont les assistants qui parlent, ne voulant pas qu'on donne à boire à Jésus, et demandant qu'on laisse agir Elie : façon de corriger la mise en scène de Marc en la rendant plus inéligible ®. Mais, dans le premier comme dans le second Évangile, celui qui prend l'éponge appartient au groupe quia parlé d'Élie. Ce groupe est- il celui des soldats, oucelui des Juifs présents? En un cas comme dans l'autre l'interprétation du récit évangélique rencontre une grave difficulté.

Si l'on observe que les évangélistes se reprennent en quelque sorte pour dire que Jésus poussa un grand cri, après lequel il expira ^, tandis que Luc ® ne parle que d'un cri interprété d'une manière analogue à celui dont Marc et Matthieu ont parlé d'abord, mais qui

1. Me. 36. Bpoi^aoïv ^i ti; yetjiiaaç œtco'yy'Ov 5Jou; n oiOéiç xaXocijLOi ind-ciî^îv aùtôv, Xsycuv (Ss. « el ils dirent ») âçite ï5w|jl£v v. l^ytxai 'H. «ta; xaOcXsîv aÙTo'v. kD, mss. lat. a^i<, sans doute par influence de Mt. 15.

2. Probablement la petite éponge qui servait à fermer le goulot du vase où était la « posca », dit Renan, Jésus, 439.

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