‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 635 sur 733 · Cf. RoM.v · texte numérisé non relu

Cf. RoM.v

2. it9tp)(^0fiivT}v iiç x6 ivctSTcpov tou xxTaircTdtTjiXTo;, 20. o::ov np(^po[Ao; Oicèp {jtiûv 6t<ifiX6«v'lTi<jo0ç. Hébr. VI, 19-20. L'expression tî; xo ea. t. x. est prise de Lév. XVI, 2, 12.

3. Hébr. x, 19-21, où le xaTan^TATjia figure la chair immolée du Christ.

4. Si Ton interprétait la donnée synoptique par VÉvangile des Hébreux, on pourrait trouver dans le déchirement du voile la fin du sanctuaire et de Tancienne alliance (Holtzmann, 104). S. Jérôme (Ep, XVIII, ad Damas) : « In aramaeo evangelio vélum templi nondum scinditur, sed terra concussa, templi judaici superliminare immensum corruit, judaicae superstitionis et hierarchiae fundamenta concutiuntur. » Quant au voile déchiré {ihid.) : « Aditum ad Deum ipsum per Christi mortem apertum significare videtur. » Même référence. In Mat, ad h» loc, : « In evangelio, cujus sœpe fecimus mentionem, superliminare templi infinitae magnitudinis fractum esse et divisum legimus. » De même, Ép, CXX, ad Hedib. La substitution du linteau de la porte au voile semble avoir été suggérée par Is. vi, 4, et Am. ix, 1. On admet généralement que le xax<xid':aL9^% est, dans les Évangiles, comme dans le Lévitique et rÉpître aux Hébreux, le voile intérieur qui séparait le sanctuaire du saint des saints. Dalbian, I, 45, qui écarte avec raison Fhypothèse d'une méprise sur le

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suite de la narration, comme si Técrivain avait inséré après coup ce détail dans un récit antérieur qui ne le mentionnait pas *.

La résurrection de morts et le tremblement de terre décrits par . le rédacteur du premier Evangile a ont pas plus de réalité. Le tremblement de terre est subordonné à la résurrection dont il s'agit; on veut expliquer par là comment les tombeaux se sont ouverts, et comment les morts ont pu sortir de terre ^. 11 ne faut pas, d'ailleurs, concevoir ces morts comme ressuscites dans les conditions de la vie ordinaire, mais avec un corps tel que sera celui de Jésus après sa résurrection. Cette circonstance diminue la singularité de l'intervalle entre la résurrection de ces personnages et leurs apparitions ^. Bien qu'ils soient ressuscites dans Finstant où Jésus meurt, ils ne se montrent à personne avant que Jésus lui-même soit revenu à la vie. L'on n'a pas plus à expliquer ce qu'ils ont fait en attendant ^, qu'à chercher où était Jésus ressuscité dans l'intervalle des apparitions qu'il fit à ses disciples. Après la résurrection du Sauveur, ces morts lui ont servi de témoins. Que sont-ils devenus ensuite? L'évangéliste, qui leur a donné un corps pour ressusciter, a-t-il supposé qu'ils l'avaient gardé pour accompagner Jésus dans le ciel •'',

motinSD, « chapiteau » (non « linteau » !) que les traducteurs de TÉvaugile Jiébreu auraient lu n31S « voile », pense qu'il s'agit du voile précieux qui était suspendu devant la porte même du sanctuaire. Mais Tobjection tirée de ce qu'on n'aurait pu voir la scission du voile intérieur est sans aucune force, vu le caractère de la donnée dont il s'agit, et la tradition chrétienne pensait au voile qui était mentionné dans l'Écriture.

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