J. WEiss,^i
2. HoLTZMANN, 295. B. Weiss, E. 16"). Cf. Is. xxiv, 18-20 ; Éz. xxxvn, 12-13; Dan. XII, 2 ; Ap. xr, 13, et Ovide, MéUm. Vil, 205-206 :
Et silvas nioveo jubeoque tremescere montes Et mugire soluni manesque exire sepulciis.
3. Il n'y en a pas moins une certaine incohérence dans l'idée et même dans le texte de Matthieu. Ce n'est pas tout h fait sans raison que l'on a soupçonné dans la formule xai eîeXOovtê;.... auTou (v. 53, supr, p. 688, n. 2) une glose explicative et rectiOcativc. Cf. Blass, 107. L'on doit admettre au moins une explication et une rectification apportées par Tévangéliste à la donnée qu'il exploite.
4. Si Ton prend les choses en rigueur, les ressuscites resteront immobiles dans leurs tombeaux ouverts, ou bien ils vagueront dans la plaine avant d'en- Irer en ville, selon qu'on rattachera tieià itjv ifcpaiv auTou à ce qui précède sÇêXôovtê; xtX.) ou à ce qui suit (cîo^XOov). L'incertitude du rapport grammatical pourrait confirmer l'hypothèse d'une interpolation.
5. Maldonat, 1, 637 : « Quid enim inter vivos egissent, qui divinae jam glo-
OU qu'ils Tauraient perdu après un séjour plus ou moins long parmi les vivants, pour le reprendre à la résurrection générale * ? La première hypothèse est en contradiction avec la doctrine de Paul, qui n^admet pas, avant la parousie, d'autre résurrection immortelle que celle de Jésus 2. La seconde a quelque chose d'enfantin et presque <ie ridicule. L'évangéliste n'a pas envisagé autrement ce délicat problème, et il a voulu montrer avant tout dans la mort du Christ le principe de notre résurrection -^ 11 convient néanmoins d'observer que cette intention symbolique et le ra[ port avec la résurrection de Jésus résultent simplement de la circonstance accessoire : « Et sortant des tombeaux après sa résurrection ^. » En lui-même , le détail est une pure merveille, comme les ténèbres et le tremblement de terre, et Ton a pu le concevoir aussi d'abord comme un trait destiné à relever l'horreur tragique de la mort du Christ^.
Les textes prophétiques ne rendent pas compte de cet incident : Amos ^, non loin du passage qui a été cité plus haut, à propos des ténèbres^, parle de tremblement de terre, mais non de résurrection, «t c'est la résurrection qui est ici le point capital ®. Le cas parait donc le même que celui du voile déchiré. Les développements qu*il présente étaient inévitables. On peut dire en deux mots qu'un voile se déchire ; mais les circonstances d'une résurrection multiple sont
riae gustum acceperant ? Nunc autcm cum dicat evangelista appstruhse
fnuUis, minime obscure indicat non omnibus communiter apparuisse, sed <]uibus oportebat Christi resurrectionem confirmare ; quemadmodum et ipse Christus.... neqae omnibus sed solis apostolis et aliis fidelibus visus est.... neque.... humano more versatus est, sed nunc apparebat, nunc disparebat. » Celte remarque sur le caractère des apparitions de morts est tout à fait dans Tesprit de Matthieu.
1. ScHANZ, Mt, 554, n'hésite pas à les renvoyer dans la tombe aussitôt aprèa leur apparition.