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Galaies*. La même intention peu être soupçonnée derrière Tanecdote de Jean, le plus connu des fils de Zébédée, blâm^^ par Jésus pour avoir voulu, de concert avec les autres apôtres, obliger un homme qui n'avait pas suivi le Sauveur à cesser les exorcismes qu'il pratiquait en son nom. La distinction que Ton pourrait soupçonner entre les Douze et le reste des disciples ^ serait beaucoup moins en rapport avec la situation historique de l'Evangile, dans les derniers temps du ministère galiléen, qu'avec Tapplicaiion visée par le narrateur : aucun privilège de domination n'appartient aux apôtres galiléens ; ils ont été appelés à un ministère de dévouement auquel d'autres peuvent être associés, qui y prennent rang selon la grandeur de leur abnégation et de leur zèle dans le service évangélique.
Le trait de l'enfant que Jésus embrasse ^ et montre aux disciples, en le recommandant à leur bienveillance, n'a de sens en lui-même et de rapport avec le contexte que si l'on restitue par conjecture Tenchaînement des idées dans Tesprit du rédacteur. Il est singulier qu'un enfant représente Jésus à tel point qu'on reçoive Jésus en recevant Tenfant, comme on reçoit Dieu en recevant Jésus ^. Ce n'est pas le premier enfant venu qui peut se prévaloir du nom du Christ : car, pour être reçu « au nom » du Christ, il faut porter ce nom avec soi. L'enfant à recevoir est donc envoyé de Jésus, comme Jésus est envoyé de Dieu. C'est l'apôtre, comme on le voit en Matthieu, où cette sentence a place dans le discours de mission ^. Marc fait recommander aux Douze d'avoir égard aux « petits » apôtres ; on peut croire qu'il a surtout en vue le « petit » Paul, « le moindre des apôtres », qui n'était « pas digne d'être appelé apôtre », mais
2. En supposant que les Douze, au v. 35, ne se confondent pas tout-à-fait avec les disciples mentionnés précédemment; mais les Douze s'identifient plutôt aux disciples, et si l'évangéliste parle des Douze, ce doit être par Tinfluence du récit (x, 41) où l'on oppose les « dix » aux fils de Zébédée. Noter que, dans Me. 35, D omet xai Xé^si aùxoîç, avec la sentence qui suit, rattachant le V. 36 à xat xaOïaaç eçciSvti^ev toù; 8t.)8exa.