Cf. p. 715, n
3. V. 56 b, xal tô {xkv aaJîpaTOv f,Tj/aTav xatà rrjv IvtoXiJv, xxiv, i . TiJ Bi jitât twv aap^dttfov ^pOpou ^aOcoj; IkI tÔ ;j.vT)[jLa r,X6ov fipou^at a TjT0i|xaT3tv âptotxarz. 2. eupov Of tôv XtOov à;:ox6xuXia{xlvov ànô tou |xv7)aeioy. D omet les mots xaxà t. s. à la fln du V. 56 ; de même (avec Ss. Se. mss. lai. sah.) àpc>S{xaTai à la fin de xxiv, i, mais en ajoutant, après f^tottxaaav, xai Ttvt; oùv ayraîç (AX etc. deux mss. lat. Ss. Se.), ce qui correspond à la lecture Bvo dans xxiii, 55, et n'a pas de signification autrement; P (lat. c, sah.) ajoute encore : IXo^^Çovro 81 Iv éauratç, tiç «pa àjcoxuXfjsi TÔv X:Oov, d'après Me. 3, ce qui ne s'accorde pas très bien avec le commencement du V. 2, que D corrige d'ailleurs en lisant : IXOouaat 8i eupov xrX.
faisait que de se lever : le Christ était donc ressuscité avant Taurore. L'association symbolique de la résurrection du Sauveur avec le lever du soleil aura été sans doute sacrifiée à Tintérêt apologétique : «i les femmes sont arrivées au tombeau dès la première heure, personne n'avait pu y venir depuis le vendredi soir, et le corps n'avait pu être enlevé * ; tout ce qui s'était passé ne pouvait être <jue l'œuvre de la puissance divine.
La mise en scène est tout autre dans Matthieu. « A une heure tardive du sabbat », auquel, dit-on, la nuit du samedi au dimanche €st censée appartenir tout entière 2, « au lever du premier jour de la semaine », les deux Marie viennent au tombeau « pour le voir 3» ; il n'est pas question de Salomé. La pierre est encore en place lorsqu'elles arrivent ; mais tout-à-coup, il se fait un grand tremblement de terre*, comme il y en a eu déjà un au moment où le Sauveur est mort ^. Un ange descend du ciel, ôte la pierre et s'assied dessus. Comme on trouvera tout à l'heure le tombeau vide, il faut que Jésus soit sorti sans déranger la pierre ni les sceaux
1. Cf. Jn. XX, 1-2, 13-15 {QÉ. 906), où Ton remarque la même préoccupation apologétique, et où Tobjection de Tenlèvement est écartée de façon implicite.