XXVII, 51, 8upr. p. 688, n
718 LKS ÉVANGILES SYNOPTIQUES
posés par les prêtres, contrairement à ce qu'on a vu pour Marc *. Le visage de Tange est brillant comme Téclair, son vêtement blanc comme la neige -. Les gardes épouvantés se mettent à trembler, et sont comme morts de stupeur. Ainsi Tange se trouve attendre les femmes à la porte du tombeau. Le détail du tremblement de terre est à expliquer de la même façon que les phénomènes extraordinaires du vendredi saint, notamment la commotion qui, dans ce même Evangile, ouvre les tombeaux d'où vont sortir maintenant avec Jésus les morts ressuscites -^
Les interprètes, influencés par les récits parallèles, prennent généralement ce tableau pour une scène de jour. Il semble néanmoins avoir été conçu et ne pouvoir s'expliquer naturellement qu'en scène de nuit. Tout Tensemble du récit le suppose tel. D'abord les indications du début : « soir du sabbat, commencement du dimanche », ne s'entendent bien que des premières heures de la soii*ée du samedi, qui, pour les Juifs, appartenaient au jour suivant * ; la nuit convient certainement mieux comme cadre à l'apparition lumineuse de Tange; la démarche des gardes auprès des prêtres est censée se faire pendant la nuit, et prêtres et gardes se concertent pour substituer aux miracles nocturnes de la résurrection et de Tange la rapt nocturne des disciples ^ ; grâce à cette anticipation de la résurrection, avec une géographie complaisante et une perspective un peu vague, Matthieu semble vouloir mettre Tapparition du Christ aux Onze à la fin du premier jour de la semaine ^ ; Jésus n'est resté dans le tombeau que la durée d*un sabbat, ce qui peut n'être pas exempt de signification symbolique ; enfin Thypothèse du rapt se trouve exclue à la fois par la circonstance de la garde et par celle du^abbat, ce qui était encore un avantage appréciable pour Tévangéliste.
1. Il est peu croyable que lange détourne la pierre pour laisser passer Jésus (opinion de Wellhausen, Mt. 150), puisque Tévangéliste ne dit pas que le ressuscité soit sortie ce moment.
2. V. 3. Tjv Se t) tt$«a aÙTOu w; àTTpxniJ, xal tô !vSu{ia aùxoS Xeuxôv o^ X.î««>v. Cf. XVII, 2 {supt\ p, 33).; Act. i, 10. .