Cor. xv
3. VIII, 31; IX, 3i ; x, 34. Cf. supr. p. 17, n. 1, et 1, 177.
4. Cf. Mt. XII, 40. Inutile d'observer que cette idée est en contradiction flagrante avec la conception représentée par les récits évangéliques de la résurrection, y compris celui de Matthieu lui-même.
5. Os. VI, 2, et Jonas. LUnfluence de Jonas résulte de Mt. xii, 40, supr. cit. y « le signe de Jonas » ayant pu s'entendre de la résurrection. Cf. I, 996-999.
6. GuNKBL, 79-82, n'a pas vu que « le troisième jour » a dû sjgnifier d'abord la même chose que « après trois jours »; et que l'interprétation traditionnelle du « troisième jour » n'est point primitive, mais postérieure à l'idée des « trois jours ».
du jour du Christ ressuscité avec le jour du soleil, le dimanche *, et que le dernier rédacteur de Marc a contribué plus que tout autre ù rendre cette identification définitive, s'il l'a trouvée déjà, comme il est probable, réalisée dans le milieu chrétien où il a vécu. Cette fluctuation de date pour la résurrection est aussi ime preuve du caractère secondaire et artificiel du récit concernant la découverte du tombeau vide le surlendemain de la passion.
Le rédacteur du premier Evangile a montré Tange descendant du ciel, et il ne la pas fait entrer, comme Marc, dans le tombeau, en attendant les femmes, parce que sa présence hors du sépulcre est nécessaire pour que les soldats n'en défendent point l'accès. Les gardes étant paralysés par l'effroi, l'ange s'adresse aux femmes et leur tient le même discours que dans Marc, sauf les variantes nécessitées par la difféi'ence de la mise en scène ^ : '« Ne craignez pas, vous » ; les gardes peuvent avoir peur, mais elles n'ont aucune raison de s'effrayer; « je sais », sans qu'il soit besoin de me l'apprendre, « que vous cherchez Jésus (l'ange omet ici l'épîthète de Nazaréen), le crucifié ; Jésus n'est plus ici, car il est ressuscité, conmie il l'avait dit ». L'attestation de la promesse porte sur le fait de la résurrection, qui est démontré aussi par l'état du tombeau. Le sépulcre a été soigneusement surveillé ; il vient seulement d'être ouvert par lange, et pourtant Jésus n'y est pas. Les femmes sont invitées à regarder, puisqu'elles ne sont pas entrées : « Venez, voyez le lieu où il était couché. » Après cela, il ne leur reste qu'à faire connaître la nouvelle aux disciples, et à les presser de se rendre en Galilée. Pierre n'est pas nommé, parce que le prince des apôtres n'a aucun rôle particulier dans l'apparition galiléenne qui va être bientôt racontée. L'évangé liste, ayant utilisé dans le corps du discours la formule : « Comme il l'a dit », la modifie légèrement dans la conclusion, et fait dire à l'ange : « Voilà que je vous ai dit », vous êtes averties ; accomplissez maintenant votre message. Il avait d'ailleurs une autre raison de changer la finale du discours dans
i. Cf. GuNKEL, 73-76.
2. V. S.'jjLT) çopeidOe yp.£lç' oîô« yaip or. 'Iriaoîîv (Ss. «de Nazareth », d'après Me. 6) TÔv E7Taiupa>[j.évov Çyjtcît»' 6. oûx Itciv toBe* TJY^pÔTj y*? xa6<î)Ç ttJcev (Ss. « à vous », d'après Me. 7) 'ôeurc lôête tov totcov otcoj Ixeiro. 7. xal xaynj :copcu0et9as iî;!*?* TOÎç {xaOT)-aîç aurou oti rt^iç^^T^ clko tûv vsxpûv xai î8où izpodyti ijJLaç ilq tt;v FaXi- Xafav, èxEi auTov O'^eo^e A^o'j e:nov Oaiv.
Marc, puisque Jésus lui-même va se montrer aux femmes, pour leur confier le même message que l'ange *. Les femmes s'en vont, partagées entre l'impression de terreur qu'elles ont ressentie, et la joie de ce qu'elles viennent d'apprendre. Matthieu pense que les femmes n'ont pas dû avoir que de la crainte ; il y ajoute la joie, et il corrige pareillement la source en montrant les femmes toutes disposées à parler^, au lieu de se taire, comme le dit Marc.
Tout à coup, Jésus se présente à elles. Ce n'est pas ce qu'on pouvait attendre après le discours de l'ange. Le Christ les salue ; les femmes se prosternent et lui baisent les pieds pour lui rendre hommage ; Jésus leur répète ce qui a été dit par l'ange, et s'éclipse ^, Cette apparition fait double emploi avec ce qui vient d'être raconté d'après Marc, et n'a pas de signification propre, ni même d'originalité dans la forme ^. Jésus y est substitué à Tange, et le récit adventice se trouve préluder à la scène du quatrième Evangile entre le Christ et Marie de Magdala ^. Le Ressuscité appelle les disciples ses « frères^ », gardant pour eux les mêmes sentiments que durant sa vie mortelle '. Si ces récits étaient à discuter au point de vue de la vraisemblance et de la logique, on demanderait pourquoi Jésus, qui se montre aux femmes à Jérusalem, fait courir ses apôtres jusqu'en Galilée pour le voir. Mais c'est que l'évangéliste, tout en faisant brèche dans la tradition galiléenne, n'ose pas encore s'en écarter pour le principal. On dirait que, privé de sa source, il complète ici Marc par les renseignements plus ou moins vagues qu'il a pu trouver ailleurs : l'apparition de Jésus aux femmes est
1. Il n'y a donc pas lieu de conjecturer, avec Maldonat, Westcott-Hort, Nestlé, une erreur ancienne qui aurait substitué cTtiov à cItiev. La substitution est réfléchie.
2. V. 8. xal à::«X6oî5<j(xi (AD etc. âÇeXOou^ai, d'après Me. 8 ; mais, dans Matthieu, les femmes, n^étant pas entrées, n^ont pas à sortir) Tayù àno tou pY)[ieiou [uxà ^^OM /KalyaLpaç jjLeYdcXrjç *éSpa(jLOv à7Z0Lf(tl\cLi toîç (xa6r)Tatç aùtou.
3. V. 9. xai î8où 'Irjaouç (ACL etc. wç ôs iTîopsuovTO k-Korf^iikai toTç (xa6T)Taiç aùrou, xal i. *I.) OîiTÎvTTjaev autatç Xi^wv "/(jxiptxt, aï 8è TrpoaeXOouaat IxpdtTti^av autou Toùç 7:o5otç(cf. Jn. XX, 17) xai JcpoafixuvTjjav auttô. 10. totê Xi^ei auTaî; 6 *lY)aouç* [xt) tpopeîaOe (cf. V. 5) '(tKÔL^iZS. anaYyeiXaTE toi; àSsXçoîç aou iva aTciXOtoaiv 6Îç tïjv raXtXatav, xàxeî (le S-Joviai (cf. v. 7).