‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 702 sur 733 · XX · texte numérisé non relu

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A. Ix)iSY. — Les Evangiles synoptiques^ II. 49

Cependant les disciples doutent encore, n'osant s'abandonner à leur joie, et se défiant du miracle. Pour mettre fin à leur incertitude, le Sauveur demande s'il y a quelque chose à mang^er; on apporte un morceau de poisson rôti, et il le mange devant eux^ Beaucoup de témoins, mais non les plus anciens, joignent au morceau de poisson un rayon de miel 2; quelques-ims même disent encore que le Sauveur, après avoir mangé, « donna les restes » aux disciples ^, Ce dernier trait est certainement interpolé, non peut-être sans quelque influence du quatrième Évangile *, où Ton voit Jésus ressuscité distribuer à ses disciples « le pain et le poisson ».

Le miel a dû être ajouté après coup, dans quelque intention symbolique, plutôt que d'après une véritable tradition. Peut-être n estil pas hors de propos de rappeler que le miel avait sa place dans Tancienne liturgie du baptême. Dès le temps de TertuUien, on présentait du miel au baptisé qui venait de ressusciter en Jésus-Christ à une vie nouvelle '\ Le symbolisme du poisson est connu d'ailleurs. L'association du miel au poisson dans le texte de Luc pourrait être expliquée par là.

Il est à remarquer que le quatrième Evangile ^ fait poser la question : « Avez-vous quelque chose à manger? », à l'intention des disciples, près du lac de Tibériade, avant la pêche miraculeuse ; lorsque les disciples arrivent à terre, ils trouvent un brasier tout allumé, avec un poisson dessus, et du pain pour le repas. Jésus luimême les invite à manger et leur distribue le pain et le poisson. Bien qu'on ait pu manger du poisson rôti à Jérusalem, il est encore plus naturel d'en trouver près du lac de Tibériade ; et comme Luc a ramassé tant de choses dans cette soirée de la résurrection, il

i. V. 41. ET! fit à7ct<TTouvrwv aÛTuiv knà xr^ç X^P^ ('^» 'Wss. lai. A'g. lisent axo i, y. après Oaujiaî^ovTOiV, et il pourrait y avoir là une glose) x«i 0«u[i«ÇovTti>v, circv ajioiç (D, mss. lat. Y g. om. autoïç)' ly^'^i tt ppiooijiov IvOdE^s; 42. oi Bà IjdWxav aù-c» îy^ôjo; ottcovî jxspo;" 43. xal Xa^Mv iyiâmoy aOrcov Icpayêv.

2. On lit dans la plupart des mss., à la fin du v. 42, xai azo {uXiovî^u x^pio^ ; mss. lat. Se. Vg. : « et favum mellis ». Cf. Justin (?), De resur, fr. 9, cit. I, 42,

3. Kn. 43 h. x«' ri Ik'Xq'.kjl I5wxiv auioî;. Lat. e, Vg. (Se.) : « sumens reliquias dédit eis ».

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