‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 701 sur 733 · D, mss. lat · texte numérisé non relu

D, mss. lat

:i. XX, 19.

tome*. Ils se demandent si cest bien Jésus, ou un esprit revenu <les enfers avec la seule apparence d*un corps. Le Sauveur prend la parole pour dissiper leurs doutes ; afin de' prouver son identité, il les invite à regarder ses mains et ses pieds, où se trouve encore la marque des clous ^ qui ont servi à le crucifier; et pour montrer que son corps est réel, il les invite à le toucher : « Un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai^ ». Le corps de Jésus est donc <îonsistant, bien qu'il puisse pénétrer à travers d'autres corps, tels <|ue les murs et la porte d'une maison. La plupart des témoins ajoutent encore à cet endroit : « Et ce disant, il leur montra ses mains et ses pieds'* », passage qui semble à la fois emprunté et imité de Jean "^ : « Et ce disant il leur montra ses mains et son <;ôté. »

1. V. 37. TZTOYjOivTs; (m, çOjÎTjôivxe; ; B, OpOTjOivTs;) 8s xai ijjLÇ'ï^o'. ^îvôticvoi â^oxouv nvcujjta (D, Marcion, çavxaajjia) Oswpetv.

2. Sur le crucifiement, |voir supr, pp. 658, 664. Des cordes auraient pu laisser leur marque (Holtzmann, 423) ; mais Jn. xx, 25, veut des clous pour les mains, et Luc n'a pas dû songer à d'autres marques pour les pieds.

3. V: 38. xai cÏTcev auioîç* -i TÈTapayfxivoi cari, xai ôtà ti diaXoYia[xoi dvapatvouoiv iv 71} xapdîa OjjicîSy ; 39. X^i7i tàç /,svpiç (xou xai tov^ç 7:d8a; |jlou, oti cyoS ei{jLi auToç* '^TjXoiçTÎaaTi |JL£ (D, mss. la t. Vg. Ss. Se. om. {xe) zal iôstc (Ss. amène seulement ici : OTi s"fw lîjii auTo;) on ;:ve'j|jLa aipxa xai ôoria (D oTrà oùx eyei xai aapxa;; Marcion omettait la mention de la chair) xa^w; ejil OcwpeÎTe (D i3>U::eT£) l^ovta. Cf. Ignace, Smyrn. m, 1. I-^m y*P *''•*'• îJ^-stà xrjv àvàara^Jiy sv aacxl aj-ôv oïôa xai TZKrzvja) ovta. 3. xai '6xt ;:p<)ç -où; T.if\ Flitpov ^XOcv, Içyj aùtoîç* XapgTg, ^jXaçT[aaTi (xe xai Tôexe, OTi oux «Î{jlI ôai{ji.«5viov à^oSp-atov. xai euOùç autoû r[t}*av:o xai £::t(rc6uaav, xpaOÉvie;

Tfî aapxl auTou xai xfo jcvcù^iaii 3. (x£-à 81 tt)v àva<TTa(Jiv ouviçaYSv auTOtç xalovvé-

rifv w; gapxixd;, xat;uEp ::vrj[jLaTix(3; f)vo;x^voç tû ;:aTp{. S. Jérôme, De viris, 16, attribue cette citation à VÉc, des Hébreux. Origène la lisait dans le Cérygme de Pierre, De princ, prooem. 8 : « Si vero quis velit nobis proferre ex illo libello qui Pétri doctrina appellatur, ubi Salvator videtur ad discipulos dicere : « Non sum daemoi^ium incorporeum », primo respondendum », etc. Eusèbe (Hist, eccl, III. 36, 11) dit ne pas savoir d'où vient la citation d'Ignace. Il parait certain que le mot principal : « esprit sans^corps », était dans VEv. des Hébreux, mais non qu^Ignace dépende de cet apocryphe. De l'ensemble du passage cité iil résulte qu'Ignace dépend d'une source apparentée à Le. 36-43, que cette source soit VÉv. des Hébreux , le Cérygme de Pierre, ou quelque document analogue, plus ancien peut-être, dont les apocryphes et Luc lui-même pourraient aussi dépendre.

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