‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 717 sur 733 · V. 7, et noter la force du Tcpoaygt, supr. p. 719, n · texte numérisé non relu

V. 7, et noter la force du Tcpoaygt, supr. p. 719, n

3. L'absence de toute allusion à Jn. xxi donne à penser que la rédaction du supplément de Jean et celle de la finale deutorocanonique de Marc sont complèlemenl indépendantes l'une de l'autre.

avec certaines additions dont il est généralement facile de déterminer la provenance. Elle ressemble à un catalogue plus qu'à uû récit; au lieu d'être, comme le corps du livre, une source pour les autres évangélistes, elle n*est qu'un résumé de ce qu'on lit dans ceux-ci, et d'après leur texte même.

Le début * donne l'impression d'une reprise artificielle, pour introduire la nomenclature des apparitions, dont la première, l'apparition du Sauveur à Marie de Magdala, se trouve amenée si brusquement que le lecteur perd le fil du récit. Qu*est-il advenu de ces femmes, parmi lesquelles se trouve Marie de Magdala elle-même 2, qui s'étaient rendues ensemble au sépulcre du Christ, et qui sont retournées chez elles tellement épouvantées qu'elles n'ont rien dit de ce qu'elles avaient vu •*? Comment Tévangéliste, quia déjà présenté à son lecteur Marie de Magdala, se serait-il avisé qu'on ne la connaissait pas encore, et aurait-il fait suivre son nom d'une sorte de notice biographique? Comprend-on ce qu'ont pu être les apparitions du Sauveur à Marie de Magdala et aux disciples d'Emmaiis, si l'on ne se reporte aux passages correspondants de Luc et de Jean? Et ne semble-t-il pas que l'auteur du sommaire avait ces passages sous les yeux en rédigeant son abrégé? Enfin ne doit-on pas tenir compte de ce que la marche parallèle des trois Synoptiques s'arrête à la visite des femmes au tombeau? N'est-il pas évident que le rédacteur du premier Évangile n'a rien trouvé dans son exemplaire de Marc après la visite au sépulcre, qu'il n'est plus soutenu par son devancier dans le récit des apparitions, et que le rapport moins étroit, mais réel, qui n'a pas cessé d'exister entre le troisième Evangile et le second, est pareillement rompu au même endroit? Les arguments intrinsèques se joignent donc aux arguments extrinsèques pour transformer en certitude l'hypothèse d'une addition postérieure à la rédaction de l'Evangile.

Le livre se terminait-il primitivement par la découverte du tombeau vide et l'indication, un peu singulière pour nous, et comme

\. V. 9. «vaaxat; Ô£ izooA îtociSttj aa^^otTOu içavrj JspÛTOv Mapta TfJ MaYSaXTjvfJ, jcap* y); Ix^EpXrfxct £::tà ôaijiovia.

2. V. 1, 011 Marie de Magdala est en tête, déjà connue depuis xv, 40.

3. Les femmes étaient venues, v. l,Xiav TtpwY xfl \ni twv aa^pa-wv, et elles ont pris la fuite : comment Marie de Magdala peut-elle se trouver encore icptoY TrpoÎTr) aaj3pa-o'j (noter la différence des expressions) auprès du tombeau, pour voir le Christ ressuscité?

conclusion d une histoire : « Et (les femmes) ne dirent rien à personne, parce qu'elles avaient peur » ? On a pu le soutenir, et Ton a insisté avec raison sur Timportance que l'évangéliste parait avoir attachée à la découverte du sépulcre vide comme preuve matérielle de la résurrection *. Le caractère purement négatif de celte preuve, qui frappe le lecteur moderne, na point inquiété Marc; plus tard seulement on a eu souci de l'objection qu'elle soulève dans l'esprit des non croyants. Quant à la forme abrupte de la conclusion, elle n'a rien d'étonnant pour un livre aussi mal composé que Marc, et de la part d'un écrivain sans expérience, qui ne se piquait pas de littérature 2. La conclusion du troisième Evangile et celle des Actes ne sont pas beaucoup mieux réussies.

Néanmoins plusieurs critiques admettent que Marc n'a pas eu le temps d'achever son livre ^ ; d'autres pensent que la finale authentique a été perdue accidentellement ^ ou supprimée volontairement ^. Pourquoi, dit-on, l'évangéliste aurait-il été si soucieux d'annoncer la manifestation du Ressuscité en Galilée, s'il n'avait pas eu Tintention de la raconter? Ne semble-t-il pas promettre le récit d'une ou de plusieurs apparitions galiléennes? Puisque l'appendice du quatrième Evangile contient une apparition du Christ en Galilée, qui parait avoir été la première dans la tradition où elle a été prise, le récit de la pêche miraculeuse ne représenterait-il pas, sous une forme plus ou moins altérée, la finale primitive de Marc, dont la disposition aurait été conservée par TEvangile de Pierre? Et ne serait-ce pas dans le même milieu éphésien que cette finale aurait été d'abord amputée, pour qu'elle ne contredît point les autres Evangiles, puis ajustée en supplément du quatrième, pour qu elle ne fût point tout à fait perdue ^?

A ces conclusions l'on peut opposer que les opérations des presbytres d'Ephèse devraient remonter très haut, puisque Matthieu et probablement aussi Luc se sont servis dun Marc sans finale. D'autre part, si la finale n'a été supprimée qu'à l'époque où le canon

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