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de la prédication de Jean, et que son point de dépari ait été le même que celui de Marc. Matthieu reproduit en entier le discours que celui-ci a voulu abrég-er ; mais il y introduit, d'après Marc, la mention de l'Esprit saint. Dans le récit du baptême ', qui est conforme à Marc pour l'ensemble, il intercale un dialogue entre Jean et Jésus ^, afin d'expliquer pourquoi le Sauveur a pu être baptisé ; il corrige la voix céleste de façon qu'elle s'adresse aux assistants et leur fasse connaître le Christ.
Le récit de la tentation ^ ne vient pas de Marc, et Matthieu n'en est certainement pas le premier rédacteur. Mais on peut douter que le jeu d'arg-umentation savante qui constitue ce morceau capital ait appartenu à la plus ancienne relation des sentences évangéliques.
Marc avait dit que Jésus vint en Galilée après que Jean fut pris ; Matthieu dit que cet événement l'y amena ' ; il donne l'objet de la prédication évangélique "' en termes plus satisfaisants que ceux de Marc, et qui pourraient ainsi venir du recueil de sentences ; mais il se croit obligé d'expliquer par une prophétie pourquoi Jésus vint à Capharnaiim '', avant de raconter, d'après Marc, la vocation des premiers disciples.
Aussitôt après cette vocation ', Matthieu prépare son introduction au discours sur la montagne ; avant de montrer Jésus « guérissant », il veut le montrer « prêchant » ; sa mise en scène ^ est empruntée à divers passages de Marc, principalement au récit de la première prédication à Capharnaûm, et à celui qui précède la vocation des Douze, récits qu'il n'a pas conservés à part ^. Mais il y avait déjà, dans la source oîi Matthieu a pris le discours sur la montagne, un préambule que Marc luimême a dû exploiter pour son récit de \a vocation des Douze, et Mat-