‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 117 sur 829 · X, 23->4 (cL Mr. xiii · texte numérisé non relu

X, 23->4 (cL Mr. xiii

pharisiens, qui lui reprochent de n'observer pas le sabbat ', ou qui l'accusent de chasser les démons par Beelzeboul ^, ou qui l'invitent à prouver sa mission par des « sig'nes » -^ Les deux anecdotes sabbatiques ont dû être empruntées à Marc, mais la première est complétée dans Matthieu, peut-être par Tévangéliste lui-même, au moyen d'un argument tiré du service des prêtres dans le temple ', et d'une citation d'Osée •% qu'il a déjà introduite dans la section des publicains ; la seconde est enrichie d'une comparaison "^ qui semble provenir d'un autre récit traditionnel. Ayant utilisé pour la mise en scène du discours sur la montagne ce que Marc dit ensuite louchant l'affluence du peuple et les nombreuses guérisons opérées par Jésus, Matthieu abrège ces indications '', mais il relève la prescription du silence imposé aux guéris, afin d"y l'aire voir laccomplisd'un texte d'Isaïe qu'il cite longuement^.

La discussion sur les exorcismes a été empruntée au l^ecueil de discours ; mais, pour varier le récit, Matthieu ^ complique de cécité la surdité du démoniaque qui en fournit l'occasion. Il a trouvé déjà séparées par l'argument tiré des exorcismes juifs **^ les comparaisons de l'empire divisé et de l'homme armé ; il a inséré après la sentence concernant le blasphème de l'Esprit la comparaison des arbres, les bons et les mauvais ^^; il a transposé après la réponse aux demandeurs de signes la rechute en possession diabolique'-, afin de caractériser ainsi l'incrédulité des Juifs et de présager leur destinée. Le signe de Jonas, figure de la résurrection'-', était indiqué dans la source, où Matthieu n'a eu qu'à le prendre, bien que le passage parallèle de Marc ' ' et le contexte invitent à penser que ni la mention de ce signe ni son explication ne sont primitives. La tradition authentique du discours ne connaissait qu'un simple refus, à l'appui duquel venaient les exemples de la reine de Saba et des Ninivites. Matthieu amène, comme Marc, après la section de Beelzeboul,

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