Voir le coaimentaire de Le. i
'k Voir Qlî:. 100-101, 181-182, 2:38-2o9, 449-4:i0.
:;. Cf. II, 22-23.
H. Cf. siipr. pp. 23, 48, ;12.
LP: PREMIKR ÉVANGILE 141
cain Lévi '. Compagnon de Jésus pendant la majeure partie de son ministère, lévangéliste n'avait eu qu'à raconter ce qu'il avait vu el entendu.
L'enchaînement de ces hypothèses est facile à suivre ; mais le point de départ est obscur. Pourquoi a-t-on attribué à un apôtre, et spécialement à Matthieu, un livre qui n'est pas d'un apôtre, ni même, à ce qu'il semble, d'un disciple immédiat des apôtres et des témoins du Christ? Que le premier Évangile n'ait |)as été écrit d'après des souvenirs personnels par un compagnon de Jésus, c'est ce qui résulte de sa composition même et du caractère non historique de ce qui appartient proprement au rédacteur. 11 parait d'ailleurs certain que l'ouvrage a été composé en grec et ne peut être la traduction d'un original araméen. Mais beaucoup pensent que l'attribution à Matthieu provient de ce qu'une (Kuvre authentique de cet apôtre, le recueil des discours du Seigneur, est entrée dans la compilation, dont elle a fourni une partie considérable. Le cas sans doute est le même pour Luc; mais les conditions de rédaction du troisième Évangile suggéraient, dit-on, une autre attribution.
Il est permis néanmoins de trouver la conjecture assez fragile, et l'on ne doit pas oublier que l'existence d'un recueil de discours en araméen ne peut s'autoriser du témoignage de Papias -. On y voit maintenant l'explication de ce témoignage, comme de l'attribution du premier Evangile à Matthieu. D'autres explications sont également possibles et même plausibles. Le témoignage de Papias suppose l'attribution à Matthieu et n'a pas besoin d'autre fondement. L'attribution du premier l'évangile à Matthieu, si cet apôtre a réellement écrit le recueil de discours, n'était pas plus nécessairement occasionnée par lemploi de cette source que n'aurait pu l'être son attribution à l'auteur du second Evangile, également exploité par le compilateur. On dira que le second Evangile était une œuvre anonyme et qui ne laissait pas de subsister à côté du premier ; mais le recueil de discours n'était-il pas aussi, et plus encore sans doute, une œuvre impersonnelle, et croit-on que cette source ait disparu tout aussitôt que le premier Évangile a été composé? Les documents primitifs n'ont-ils pas été abandonnés pour les Évangiles ecclésiastiques, et parce qu'ils étaient moins complets, et parce qu'ils n'avaient pas d'autre recommandation que leur contenu? Un livre dûment garanti comme œuvre apostolique et présenté comme tel aux premières communautés se serait dillicilement perdu. Quel que soit l'auteur du recueil de discours, et en quelque langue que ce recueil ait été composé, l'attribution du