II
7. III, 1-2. Sur la portée véritable de cette date, voirie commentaire.
8. Sur ce rapport, cf. Krenkel, yo.sç/3/j us iincl Lucas (1894); Burkitt, Gospel History, 105-110. La dépendance à l'égard de Josèphe est admise par Keim, Hausrath, lïoltzmann, contestée par Schiirer, Harnack, Zahn, Wellhausen.
A. Luisi . — Les EviUKjiles si/nopliques. JO
cation de Jean ' et le baptême du Christ ^ paraît crailleurs fondé sur les mêmes sources que celui de Matthieu, c'est-à-dire sur Marc et sur le recueil de discours; mais les conseils particuliers qui sont ajoutés à la prédication g-énérale du Baptiste •' doivent appartenir à la rédaction ; de même ce qui est dit du peuple se demandant si Jean ne serait pas la Christ ', et la notice sur l'arrestation du Précurseur ', qui anticipe sur le marche des événements, parce que le rédacteur n'a pas l'intention de faire place ultérieurement au long- récit de Marc. I.e récit du baptême est plutôt abrégé, mais tourné de façon à relever les circonstances miraculeuses du fait. On est un peu surpris de trouver ensuite la g-énéalogie de Jésus ^, rattachée à une indication concernant son âge au commencement de son ministère ^. L'indication parait venir de l'évang-éliste, mais la g'énéalog'ie vient probablement d'une source qui, n'ayant aucun récit de l'enfance, plaçait le témoig-nag-e de la filiation davidique à côté de la filiation messianique par la descente de l'Esprit. Il n'est pas impossible que cette source soit le premier Evang^ile, à une étape intermédiaire de son développement ^, les difîérences que présente la g-énéalogie de Luc pouvant résulter d'additions et de substitutions volontaires. Le récit de la tentation ^ est le même que celui de Matthieu, sauf quelques modifications rédactionnelles. Luc a combiné Marc avec la source du premier Évang-ile.
Il amplifie ensuite la simple donnée de Marc sur le retour en Galilée et la prédication de Jésus, dont il signale les résultats extraordinaires •", en en supprimant l'objet; puis, par une transposition hardie, il amène immédiatement la prédication du Sauveur à Nazareth '* ; la donnée de Marc est transformée en argumentation sur les textes et les faits bibliques, et en histoire symbolique de la fortune ultérieure de l'Évangile. Tout le développement semble rédactionnel et doit être attribué à l'évangéliste. Celui-ci, pour reprendre le fil de Marc, ramène Jésus vers le lac de Tibériade, mais il croit devoir le faire passer d'abord à Caphar-