IV, 16-;i0 (Me. VI, 1-6; Mt. xiii
LE TROISIÈME ÉVANGILE 1 i7
naûm, ce qui a pour eiîet de retarder assez maladroitement la vocation des premiers disciples après la prédication dans la synagogue et TafFaire du démoniaque ', la guérison de la belle-mère de Simon-Pierre -, les miracles de la soirée "^, le départ clandestin de Jésus et sa prédication dans les bourgs voisins '\ La scène de prédication sur le lac ■', inspirée de Marc, et la pèche miraculeuse ^' ont été combinées avec le récit du second Evangile touchant la vocation des quatre disciples " ; les compléments sont symboliques, comme ceux de la prédication à Nazareth; mais la pèche miraculeuse a toute chance d'être un récit transposé ; la source où Luc Ta prise, et qui pourrait être le document fondamental de Marc **, montrait dans cet incident la première manifestation du Christ à ses disciples après sa résurrection; Luc Ta mis en cet endroit parce que son plan excluait les apparitions galiléennes.
Ayant ainsi raconté la vocation des disciples, le rédacteur rejoint Marc avec l'histoire du lépreux '-', et continue par le paralytique *", la \ocation de Lévi et le propos sur la fréquentation des pécheurs '% la question du jeiîne'-, les histoires sabbatiques'^; arrivé là, il transpose après le choix des apôtres ' ' la scène de prédication et de miracles au bord du lac '■% et il la met en plaine pour servir d'introduction au discours qui, dans Matthieu, est tenu sur la montagne. Tandis que ce discours a été surtout augmenté dans Matthieu, Luc, en y faisant quelques additions, parait y avoir surtout pratiqué des coupures. Un peut croire qu'il a gardé la forme des béatitudes'^, mais il parait y avoir ajouté de lui-même les malédictions ''. On sent un artifice assez maladroit dans sa
i. IV, 31-37 (Me. I, 21-28).