VIII, 22-25 Me. iv, 35-41; Mt. viii
loO LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES
Gérasa ', la résurrection de la fille de Jaïr ^, la mission des Douze ', les pi'opos tenus à la cour d'Hérode ', puis tout aussitôt, en laissant tomber le récit de la mort de Jean-Baptiste ', la première multiplication des ])ains ^, qui, dans le troisième Évangile, est la seule, car il arrive tout de suite à la confession de Pierre. Il a omis ou n'a pas connu toute une longue section de Marc qui se retrouve dans le premier Evang-ile ". L hvpothèse d'une omission volontaire est de beaucoup la plus vraisemblable ** : comme on le verra dans le commentaire, quelques indices donnent à penser que Luc n'ig^nore pas les récits de Marc, mais il évite les doubles emplois, et certains morceaux ont pu lui sembler inutiles à reproduire ou susceptibles de choquer ses lecteurs. La mention de Bethsaïde "' dans le récit de la multiplication des pains doit être empruntée à Marc. D'autre part, Jésus marchant sur les eaux double en quelque i'açon le récit de la tempèle "*; le voyage en Gennésareth est sans intérêt ])articulier " ; la dispute sur l'ablution des mains n'avait sa pleine sig-nitication que pour les chrétiens d'origine juive '^ ; l'histoire de la Cananéenne était plutôt de nature à froisser les païens convertis '-^ ; les miracles du sourd de la Décapole et de l'aveug'le de Bethsaïde * ' avaient leurs équivalents dans d'autres récits; la seconde multiplication des pains double la première '•" ; la demande de signes '^ se rencontrait ailleurs avec tout son développement; la parole concernant le levain de pharisiens devait se trouver aussi dans le recueil de discours, sans l'explication lourde et