XI, 34-36 fMT. VI, 22-23; cf. supr. p
l,)i I>ES ÉVANGILES SYNOPTKJUES
source, le refus de sig-nes, avec lequel il ne semble pas quelles aient orig-inairement de rapport.
Rien de moins réussi que Tintroduction ' et lag-encement du discours contre les pharisiens -. chang-é par Luc en propos de table. L'évangéliste Taura transposé •*, parce qu'il voulait faire du discours apocalyptique de Marc le dernier acte de la prédication hiérosolymitaine ; il a découpé artificiellement les menaces en deux séries, Tune contre les pharisiens en général, l'autre contre les scribes, et, par une combinaison des plus sing^ulières, il amène entre les deux dernières menaces une partie de la citation ' qui était, dans la source, la péroraison du discours. La remarque finale '', nonobstant 1 atténuation que le rédacteur lui a fait subir, laisse entrevoir que la source rattachait à ce discours le récit de la passion.
Les discours contenus dans le chapitre xu ne sont qu'un amalgame de sentences empruntées aux Loc/ia, artificiellement réunies eu groupes que relient des formules d'introduction conçues avec plus ou moins de bonheur par l'évangéliste : parole sur le levain des pharisiens '", avec glose du rédacteur; instruction sur la profession courageuse de l'Lvangile ', logée par Matthieu dans le discours de mission; déclaration sur le blasphème contre l'Esprit *, qui parait mieux à sa place dans la dispute sur les exorcismes ; promesse d'assistance de l'Esprit aux disciples interrogés sur leur foi par les autorités juives et païennes '•', que Matthieu a placée aussi dans le discours de mission, et qui doit être ancienne, sinon primitive, dans le recueil de discours, puisque Marc la de même empruntée pour son discours apocalyptique ; la parabole du Riche insensé, avec l'incident qui lui sert de préambule'", morceau dont l'omission par Matthieu s'explique sans difficulté, et qui pourrait fort bien venir des Locjia ; l'avertissement contre la préoccupation des besoins terrestres", que Matthieu a inséré dans le discours sur la montagne, et auquel se rattache, dans Luc. par une transition artificielle'-, la parole