‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 187 sur 829 · Le. m · texte numérisé non relu

Le. m

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la morl (IHcrocle (4 avant l'ère chrétienne '). Nazareth, sa patrie ^, appartenait à la lélrarchie d'Antipas. C'est clans cette bourgade qu'il avait i^randi. Il ne l'réquenta sans doute jamais les écoles des rabbins ; mais peut-être appril-il à lire auprès du hazzan •^, l'appariteur de la synagogue, lonctionnaire qui, dans ce temps-là, était peut-être déjà maître d'école, comme on le voit plus tard. Joseph était ouvrier en bois, charpentier, menuisier, charron, et Jésus exerça d'abord le métier paternel''. Le sentiment religieux el l'espérance d'Israël avaient dû s'emparer de son âme dès son âge le plus tendre, et dominer sa jeunesse, puisqu'on le voit, à trente ans, libre de tout engagement, tout prêt à suivre la vocation qui le pousse hors de son atelier, du foyer paternel et de son pays natal. La lumière intérieure de sa conscience paraît avoir été le principal de ses maîtres, celui qui laida à comprendre l'univers, à juger les hommes, à percevoir la profonde signification de ce règne de Dieu que tous attendaient, et qu'il se sentit lui-même un jour appelé à réaliser. Sa famille était certainement pieuse ; mais l'étonnement qu'y provoqua son entrée en scène comme prédicateur de l'Évangile montre que rien n'y avait été moins prévu ni préparé que cette vocation supérieure. Quand il se mit à ainioncer le prochain avènement du royaume céleste, sa mère Mai-ic était restée seule à la tête d'une famille qui paraît avoir été assez nombreuse '. Aucun membre de cette famille ne semble avoir adhéré à l'Évangile avant la mort de Jésus.

Ce fut probablement Jean-Baptiste qui, sans le vouloir, donna l'éveil à la vocation du Sauveur. La crise que traversait la Judée avait suscité un prophète. Jean prêchait le repentir et donnait le baptême pour la rémission des péchés, en vue du grand jugement qui allait s'accomplir, et du règne de Dieu qui allait venir'". L'Éternel allait prendre en main le van du laboureur, pour secouer le produit de sa moisson ; toute la menue paille s'envolerait au vent et serait brûlée. Le bon grain seul resterait pour le grenier du Seigneur'^. Cette prédication de terreur eut un grand retentissement ; on venait de loin pour entendre Jean, qui se tenait ordinairement sur le bas Jourdain, baptisant dans le fleuve ceux que touchaient ses paroles ardentes. Jésus fut attiré comme les autres, et peut-être par un intérêt déjà plus puissant chez lui que chez tout autre

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