Mt. X. :i'.t; Me, vin
2. C'est ce qu'a très bien senti l'auteur de Le. xix, 11 isupr. p. 1.^9), .3. Zach. XI, 9.
4. Cf. s;;/)/-, p. 96. et le commentaire de Me. xi, î, et parallèles.
.*). Me. XI. 1-10.
Les pèlerins font leur entrée à Jérusalem, et un nouvel acte messianique se produit bientôt. Jésus, Amenant au temple avec ses fidèles, y voit ce que tout le monde pouvait voir, un véritable marché installé dans le parvis. Les pèlerins qui désiraient faire quelque sacrifice ne pouvaient apporter leurs victimes, et ils devaient s'approvisionner sur place ; bœufs, brebis, colombes les attendaient; pareillement le trésor du temple n'acceptait pour les redevances et les offrandes que des monnaies juives, et des bureaux étaient installés pour le change. Ce spectacle choque le Sauveur, qui peut-être se souvient alors du passage de Malachie où Ton représente le « Messager de Talliance » puritiant le sanctuaire '. Il se met à chasser les marchands avec leurs bêtes, et à renverser les tables des changeurs ^. On peut croire que ses disciples et d"auti-es encore l'assistèrent dans cette besogne. II. est probable aussi que le marché dérangé se reconstitua un peu plus loin, hors de l'enceinte sacrée. Mais Jésus avait fait acte d'autorité, il s'était comporté en maître et non seulement en réformateur; ce n'était pas aux marchands de bœufs, de moutons et d'oiseaux, ni aux banquiers qu'il allait avoir affaire, mais aux chefs de la police du temple, c'est-à-dire aux prêtres.
Soit surprise devant une manifestation don! ils ne \(iienl pas (ont de suite la portée, soit crainte politique devant un mouvement populaire qu'ils hésitent à combattre de front, les chefs du temple ne se décident pas d'abord à mettre la main sur le perturbateur; ils lui demandent seulement de quel droit il se permet d'agir ainsi en maître. Jésus fait une réponse évasive. Se rappelant quelle avait été l'attitude des sadducéens à l'égard de Jean, et sachant d'autre part la faveur dont celui-ci avait joui auprès du peuple, (Ui bien peut-être se proposant d'affirmer sa propre mission si ses interlocuteurs se déclarent partisans du Baptiste, il se dérobe à leur demande j)ar une question : « Le baptême de Jean était-il de Dieu ou des hommes ? •> Les prêtres réfléchissent qu'il est dangereux de se prononcei' dans un sens ou dans l'autre : ds froisseraient le peuple en disant que Jean était un faux prophète ou ini halluciné ; cependant ils ne croient pas que le Baptiste ail été inspiré de Dieu, et s'ils le disaient pour complaire à la multitude, ils pressentent que le nouveau prédicateur du royaume abusera pour lui-même du témoignage qu'ils rendraient à l'ancien. Eux aussi se dérobent en disant qu'ils ne savent jias. L'incident n'a pas d'autre suite. Mais la défiance est au comble chez les prêtres, et l'irritation commence. Si ce prophète galiléen continue à mettre le trouble au temple et dans la ville, on cherchera le moyen de se défaire de lui •'.