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certain temps, il revint à ses disciples pour les engager lui-iiiènic à dormir. Avis superflu ; Judas arrivait avec les satellites du grand prêtre, toute une bande pourvue d'épées cl de bâtons '. Afin de désigner Jésus à ses compagnons, Judas s'approche de lui comme pour le saluer à l'ordinaire, et ces gens aussitôt se saisissent de lui. Les disciples, déconcertés par l'événement, veulent néanmoins résister. L'un de ceux qui avaient une épée la tire et, frappant sans doute un peu au hasard, coupe 1 oreille au chef de la bande, « le serviteur du grand prêtre ». Mais la lutte était trop inégale. Après un peu de mêlée confuse, quelques coups donnés et reçus, les disciples se voient perdus, prennent peur et s'enfuient tous, laissant leur Maître à ceux qui l'avaient pris ^.
Ceux-ci le menèrent chez le grand-prêtre Gaïphe. Seid de tous les disciples, Simon-Pierre était revenu sur ses pas, avait suivi la troupe à distance et s'était glissé dans la cour du grand-prêtre, où les valets étaient restés, autour d'un feu qu'ils avaient allumé. Une servante le remarque et dit : « Toi, tu étais avec Jésus de Nazareth. » L'apôtre nie avec plus d'empressement et d'emphase qu'il ne fallait pour être cru. La servante dit aux assistants : '< Il en était •>. Nouvelle protestation. Les assistants répliquent : >< Tu en es certainement, car lu es Galiléen. » Pieire jure qu'il ne connait pas seulement l'homme dont on parle. Mais il comprend tout le péril de sa situation, et il s'en va. C'était l'heure où le coq chante •'.
Dès les premières lueurs du jour, une réunion se Ht chez le grandprêtre, où Ton s'entendit sur les moyens de perdre le captif. Comme le sanhédrin navail pas le droit de faire exécuter une sentence (;apilale sans la ratilication du procurateur ', et qu on ne se souciait pas d'ailleurs d'en assumer la responsabilité devant le peuple, il fut sans doute convenu d'avance que l'on dénoncerait simplement Jésus à l'autorité romaine en qualité de perturbateur et faux Messie. Mais il fallait régler les termes de l'accusation et distribuer les rôles, l'assembler et préparer les témoins. Ces mesures furent bientôt prises. Dès le matin, les prêtres amenaient Jésus enchaîné devant le tribunal de Fonce Pilate.
La cause n'était pas claire, et racharnement des accusateurs qui cherchaient partout des griefs et des preuves contribuait sans doute à l'enibrouiller. Une autre circonstance pouvait rendre le juge perplexe : l'accusé ne disait rien. Le thème général de l'accusation était facile à saisir, mais la démonstration reiicontrail |)lus (rune dilTiculié. Jésus de Naza-