Voir le commentaire de Mt. xxvii
3. Voir supr. p. 10.5, et le commentaire de Me. xiv, 28 et xvi, 7.
visions, m ce im caractère ohjeclit'qui les rendait monis cliscutal)les, si l'on avait son^é à discuter.
Pierre acquit le jDremier la l'onviction que son Maitre était xivanl. Il lavait vu un jour, à l'aube, en péchant sur le lac de Tibériade '. Ce fui lui sans doute ((ui rassembla les Onze et ranima de son ardeur leur toi chancelante -. l>'impulsion étant donnée, cette foi grandit par le besoin même quelle avait de se fortifier. Le Christ apparut aux Onze. Ce qu'il leur voulait, ce qu'il leur disait, ce qu'ils croyaient entendre, ce qu'il fallait réellement et ce qui était l'intention souveraine de Dieu, c'est qu'ils reprissent en main l'Évangile, pour annoncer que le royaume était toujours proche, que le Christ allait venir, et que ce Christ était \ érilablement Jésus, revenu de la mort et pour toujours vivant.
C'est ainsi que leur foi les ramena à Jérusalem pour y exercer leur apostol it. I>a Galilée ne leur offrait pas plus de sécurité qu'elle n'en avait offert à leur Maitre, et Jérusalem était l'endroit où il convenait de porter le message du salut. Peut-être y revinrent-ils à l'occasion d'une fête ; il est possible que cette fête ait été la première Pentecôte après la Paque de la passion ^. Ils n'avaient sans doute aucun plan de propagande, mais leur âme débordait de foi. Ils avaient pu nouer quelques relations à Jérusalem dans leur précédent voyage, et le souvenir de Jésus n'était pas éteint chez les amis qu'il avait gagnés avant sa mort. Des réunions se t:onstituèrent où s'affirma la foi à Jésus-Christ ressuscité, entré dans la g-loire de Dieu par la résurrection. Les auteurs de la mort de Jésus ne pensaient probablement plus à lui, quand il leur revint que ses disciples étaient maintenant à Jérusalem, et qu'ils déclaraient vivant et immortel le crucifié du Golgotha. Le christianisme était né. On allait essayer de le combattre. II fallait le discuter. Nul ne contestait que Jésus fût mort sur la croix. Nul ne pouvait démontrer qu'il ne fut pas ressuscité. Ses iidèles aiïirmaient sans crainte qu'il était vivant, et ils entreprenaient maintenant de prouver par les Kcritures que le Christ devait mourir et ressusciter ensuite, comme avait fait Jésus, qui était vraiment le Christ.