‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 223 sur 829 · vu, 13. supr. cil. Cf. p. 240, n. G · texte numérisé non relu

vu, 13. supr. cil. Cf. p. 240, n. G

3. Quelques critiques contestent absolument que Jésus se soit servi de celte formule: Lietzmann, Der Meiischensohn (1896); Wellhausen, Shizzen uncl Vorar-heiten^ VI (1899), et Me. 66-69. Sur les diverses opinions qui ont été proposées d'après les textes censés authentiques, voir Driveh, art. Son of Man. EB. IV, 586-587. Pour la discussion de la formule araméenne, voir surtout FiEBiG, Der Menschensohn (1901). Le commentaire montrera que l'emploi de ce titre messianique appartient la plupart du temps aux rédacteurs évangéliques. Ce doit être le cas dans Me. ii, 10, 28; viii, 31 ; ix, 9, 12, 31 ; x, .33, 45: XIII, 26; XIV, 21, 41, 62 et parallèles; dans Mt. x, 23; xii, 32 (Le. xvi, 10), 40: XIII, 37, 41 ; XVI, 13, 28 ; xxiv, 30 a ; xxv, 31 ; xxvi, 2 ; dans Le. vi, 22 ; xi, 30 ; xii, 8; xviii, 8; xix, 10; xxi, 36; xxii, 48; xxiv, 7. Restent Mt. vin, 20 (Le. ix, 38) ; XI, 19 (Le. VII, 34); Me. viii, 38, et parallèles; Mt. xix, 28; Le. xvii, 22, 24, 26, 30 (Mt. xxiv, 27, 37, 39); Mt. xxiv, 44 (Le. xn, 40); encore ce petit nombre de passages pourrait-il être réduit; les passages du discours apocalyptique (Le. XVII, 22-3.") et parallèles) semblent les mieux garantis; Jésus pouvait y | parler de lui-même en son futur avènement, comme d'une tierce personne, en se référant implicitement à Dan. vu, 13.

4. On affecte de l'employer dans les prophéties de la passion. Me. viii, 31 : IX, 31 ; X, 33 (cf. 43) et parallèles.

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I avenir. Il resle vrai cl ailleurs que lexpression <• lils de Dieu » traduil (le façon plus directe le rapport (u'i Jésus se sent à lézard du Père céleste, et celle de " lils de riioinuie » sa mission à Féj^artl de riinnianilé. Mais il convient sans doute de réduire I ini[)ortauce que I ou n a pas cessé d'attribuer à ces deux formules comme expression de la conscience messianique dans la |)ensée et flans la prétlicatiou du Sauveur.

L"enseifi;nenientde .Jésus se résumait ainsi en un petit nombre de notions très simples, au moins dans sa manière de les appréhender. Ces notions étaient vivitiées par le sentiment le plus intime et le plus vif d'union avec Dieu, et par rentraînement dune vocation irrésistible. La forme répondait à la simplicité du fond. Rien de moins étudié que la doctrine du (Christ.

II ne l'avait pas cherchée dans les li\'res. nuiis elle s'était rurmée en lui à travers les circonstances de sa jeunesse ; elle coula comme de soiiri-e quand l'Esprit le fit parler. Ce n'est pas qu il ne sût à 1 occasion arj^umeuter avec la même subtilité que les rabbins les plus experts ; mais on peut voir là un trait commun de I esprit juif plutôt qu un effet spécial de l'éducation, on une recherche personnelle de ce qui était alors et dans ce pays l'appareil scientifique. Si la profonde conviction de Jésus communiquait à sa parole une forte impression d'autorité, ses auditeurs remarquèrent d abord qu il n'enseignait pas comme les scribes'. Il enseif^nait donc comme de lui-même, sans citei- les docteurs plus anciens, sans même prendre l'Écriture pour point de départ ou pour base de ses instructions; il lamenail seulement de temps en temps à l'appui fie ses raisonnements et de ses -conclusions.

Son thème général étant la préparation au règne de Dieu, ses discours consistaient surtout en exhortations à la pénitence. Les sujets particuliers n'ont été traités qu'incidemment et par occasion. Il semble que le procédé de développement oratoire le plus familier au Sauveur ait été la comparaison et le parabole. J^es rabbins s'en servaient aussi, mais les échantillons qu'on a conservés de leurs similitufles n'ont pas la naïveté ni la fraîcheur de ceux qui ont été retenus de la prédication évangélique -. Bien que la tradition les ait compris autrement, les récits paraboliques ne sont rien moins que des allégories profondes : ce sont des apologues avec application morale, dont la portée réelle ne flépasse pas la signiiication apparente"'.

L'allégorie est une suite de métaphores par laquelle i)n signilie autre

t. Me. 1, 2-2 iMt. vu, 28-29 .

2. On peut voir des écliantillons de paraboles iabi)iiii(|nes dniis I'ikhk,, Alfjùdischt' Gleichnisse iind die Gleichnisse Jean (1904).

'■\. Ce point a été parfaitement mis en lumière par JiiLienEH, Die G/eichnisredf.n Jesij. 1- (introduction) et II (commentaire des paraboles, 1899). On peul voir nue discussion plus brève dans Eludes rvant/éliqiiPit, l-t2t. Cï. siipi-. p. 189.

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chose que ce que I on dit. La parabole évaufiélique n'était qu'une comparaison développée, une simple Fable. La fable est un g-enre clair, comme la comparaison; lallég-orie esl un L;enre mystérieux, comme la métaphore. La comparaison et la Table conviennent à un enseignement populaire. L'allégorie convient à l'instruction par le livre ; exercice de savant et de lettré, qui s'adresse à des lecteurs pourvus de quelque science et de quelque littérature. C'est pourquoi les discours du Christ synoptique, échos de sa prédication, sont l'emplis de comparaisons et de paraboles, tandis que ceux du (^hi'ist johaïuiique, qui sont un tissu d'allégories, n'auraient jamais pu être prononcés, si i-e n'est devant un petit groupe d'initiés, préparés de longue date à les entendre, .lésus, dans les premiers Évangiles, emploie des métaphores isolées, mais il ne les enchaîne jamais en allégorie, et il évite de les choisir obscures '. Il procède par comparaisons, et il présente ses paraboles comme des comparaisons. C'est pourquoi le sujet des paraboles peut être une action qui n'est point imitable-. La parabole en elle-même n'est pas plus riche de signification qu'une fable ordinaire, et la leçon morale de la [)arabole est dans son application, comme celle de la fable.

La parabole se distingue de la fable commune en ce que son application est rigoureusement limitée aux vérités de l'ordre religieux et moral, à l'économie et aux exigences du rovaume annoncé par Jésus, et que sa matière est empruntée à l'expérience actuelle, aux phénomènes de la nature, du monde végétal et du monde humain. Elle évite ce qui ressemblerait à une personnifaction des êtres inférieurs; elle ne fait pas parler les arbres, comme la fable de .lothain '. et elle s'abstient aussi de faire parler les animaux, soit que ce genre de fiction, à raison de ses affinités mythologiques, répugnât à l'esprit religieux d'Israël, soit plutôt qu'il ne convînt pas à la parfaite sincérité de l'Évangile '. La matière des para-

t. Pour saisir la diU'érence des deux méthodes, paral)olique et allégorique, on n'a qu'à comparer le discours sur la montagne , Mt. v-vii avec le discours johannique sur le pain de vie I.In. vi, 26-o8): et pour voir coiinnenl Jean sait transformer en allégorie une simple métaphore synoptique, on n'a qu'à mettre la parole sur la moisson et les ouvriers iMt. i\, 37 : Le \, 2 à coté des considérations du Christ johanni(pic sur les rôles du semeur et (hi moissonneur (J.N. IV, .35-38^.

2. Il suffit de citer l'Ami importun, la Veuve et le juge, rÉconoine infidèle.

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