‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 226 sur 829 · Mt. xiii · texte numérisé non relu

Mt. xiii

'k Mt. xxiv. 4.3 i\j:. xii, 3<»i. Cf. I Tin.ss. v, 2-'k Ap. m, 3; xvi, l.'i; II Pieu. m, 10.

:'). Mt. xxiv, V.\-'.\\ ; Le. xii, 42-4(i. (i. Mt. V. 2:i-2(): Le. xu, :i8-a9

248 LES RVANOLKS SYNOPTIQUES •

pour les péchés non pardonnes. Quon se souvienne de ces dix jeunes lilles qui, allant à des noces, devaient le soir se mêler au cortège avec leurs lampes ; qu'on tâche de ne pas faire comme les cinq étourdies qui, faute d'huile, ne se trouvèrent pas prêtes au moment a oulu. et manquèrent le festin ' .

Il ne s'agit pas, en eU'et, d'une simple attente, mais d'une véritable et sérieuse préparation. Si subitement qu'il survienne, le jugement de Dieu ne sera une surprise fâcheuse que |)our les impénitents ; aux autres, il apportera la récompense de leurs efforts. Qu'on médite l'histoire de cet économe qui, sur le point d'être privé de sa charge, et alin de n'être [)as réduit à la mendicité, s'avisa de remettre une partie de leur dette à tous ceux dont son maître était le créancier'- : on doit pareillement se ménager une place dans le royaume en tlistribuant son bien aux pauvres, ahn de se créei-, par l'aumône, des amis auprès de Dieu. La \'ie des hommes doit être féconde : il en sera d'eux comme des trois serAiteurs à qui leur maître, s'en allant en voyage, avait confié son argent pour le faire valoir-'. Qu'on se rappelle aussi l'histoire du figuier que le propriétaire était résolu à supprimer s'il ne donnait rien ' : le royaume de Dieu n'est pas fait pour couronner les existences stériles, ni Finditrérence du peuple juif. Même ceux qui ont travaillé j)our le royaume ne doivent pas se relâcher : quoi de plus utile que le sel? et pourtant, quand il s'affadit, il n'est plus b(m à rien qu'à être jeté dehors''.

Le royaume cependant n'est pas une rétribution cxai-le des œuvres humaines ; c'est un don de Dieu, garanti à tous ceux qui viennent à lui sincèrement ; le pécheur y acquiert par le repentir un litre, sinon un droit, égal à celui du juste : il en est du royaume céleste comme de ces ouvriers qu'un propriétaire avait loués un jour, à des heures différentes, pour travaillera sa vigne, et qui reçurent tous le salaire convenu pour la journée entière"; ceux qui ont passé leur vie au service de Dieu n'ont pas à murmurer de ce que le pécheur, venu tardivement à résipis cence, est admis comme eux au royaume; la bonté de Dieu ne leur fait aucun tort, et Dieu ne serait pas père s'il n'avait cette bonté. Non seule-

t. Mt. XXV, l-f:i.

i. Le. XVI, 1-8. Sur cette paralwle, yniv mipr. p. 1")7. Quoi ijuil en soil de son origine, sa morale est conforme à l'esprit de Jésus.

3. Mt. XXV, 14-30. Le. xix, 11-37. Il va sans dire que, pour entendre cette parabole et toutes les autres dans leur sens primitif, on doit faire absti-action fies compléments allégoriques qui y ont été ajoutés par la tradition.

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