I, 22; II, 15, 17, 23; iv, 14; vin, 17; etc
7. Cf. supr. pp. 121, 139-140, et le commentaire de Mr. i-ii.
5. Pour le nombre et la distribution des a-a? Àiyo'aïva. voir Jacquieh, h, 381, 9. Cf. supr. [). 228, n. 6. Autres hébraïsmes, conformes au langage biblique :
oux âyivfoaxr/ aj-r^v (i, 25j. ^éyo: ou iw; ttJ; cjrjacpûv (xi, 23; xxvii, 8; xxviii, 15; cf. LXX, Ge.n. xxvi, 33; xxxv, 4, etcj. àvoiÇa; to ^xoixa (v, 2). Àoyoç -opvc-'a; (v, 30), etc.
thieu est, par goût, moins hébraïsant que Marc ne Test par inexpérience, et que Luc ne Test parfois volontairement.
Luc a plus que Matthieu le souci d'une certaine correction, il a des prétentions d'historien et de littérateur. S'il ne les eût point laissé voir, on ne serait pas obligé de dire qu'il reste passablement au-dessous de ce qu'il a voulu être. Sa critique des sources a été superficielle, sa façon de les combiner toute mécanique. Il n'a écrit, par bonheur, qu'une phrase conforme à son idéal de belle prose, les quelques lig-nes de son prologue. Quand il compose de lui-même en s'écartant des sources, il a bien encore quelques morceaux légèrement filandreux', mais rien qui vaille pour la recherche des mots, l'harmonie des propositions, l'artifice de la construction, cette pompeuse et banale ^ dédicace à Théophile. Ce qui fait le charme des récits de Luc, ce n'est pas son style, qui, lorsqu'on l'étudié de près, apparaît inégal, maniéré, on oserait presque dire truqué ■*, mais une certaine note psychologique, un sens profond des choses de l'âme, un ton pénétré, ce je ne sais quoi qui vient du cœur et qui touche le cœur. Pris en eux-mêmes, et sauf quelques exceptions dont la plus notable est la parabole du Fils prodigue ', ces récits n'ont pas le parfait équilibre qu'on leur attribue communément. Leur harmonie est souvent dans la forme plus que dans le fond, dans la coordination régulière des phrases plutôt que dans leur contenu. L'histoire de Zachée ■', par exemple, n'est [las