J . Weiss I Meyer
2. V'. 3. £V£V£TO iv -y.U /j^ipaïc; 'IIomooj. Le iv^ue (rHérodc s'rtend de l'an 40 à l'an 4 avant l'ère cinélienne.
.1. Mr. II. I.
la Palestine ; en appelant Hérode « roi de Judée » , Luc prend ce mot dans un sens larg-e ^ . Comme la naissance extraordinaire de Jean prélude à celle de Jésus, on introduit d'abord les parents du Précurseur. Le père de Jean, Zacharie -, était prêtre et appartenait à la classe ou famille d'Abia. Dès avant la captivité, la caste sacerdotale était divisée en vingt-quatre familles ; après le retour, on maintint le même nombre de classes, bien que le livre d'Esdras ' mentionne seulement quatre familles sacerdotales parmi les exilés qui rentrèrent dans leur patrie. La famille d'Abia est la huitième dans le catalogue de la Chronique ^ Ces familles étaient employées alternativement au service du temple, de semaine en semaine, d'un sabbat à l'autre ; le tour de service revenait donc deux fois par année, en dehors des grandes fêtes. Quelques-uns ont voulu tirer de là une indication chronologique, en partant des classes que l'on sait avoir été de service au temps de la destruction du temple, et en essayant de fixer ainsi les semaines où la classe d Abia remplit son ministère dans les dernières années d' Hérode ; mais on ignore la loi qui gouvernait le roulement des classes, et, supposé qu'on la connût, il faudrait savoir si elle a toujours été régulièrement appliquée ^. Ajoutons que ni le premier rédacteur si l'évangéliste ne semblent avoir pensé si loin.
Elisabeth'', la femme de Zacharie, était aussi de famille sacei'dotale. Son nom est le même que celui de la femme d'Aaron '', comme Marie ^ est celui de la sœur de Moïse. Le nom de la mère de Jésus appartient à la ti-adition historique de l'Evangile ; mais on s'est demandé si ce nom n'aurait pas suggéré celui d'Elisabeth-* . En rattachant celle-ci à la race d Aaron, l'on n'a pas voulu dire sans doute quelle fût issue d'une simple classe comme celle d'Abia, mais qu'elle appartenait à la lignée des grands-prêtres : par là on a voulu rehausser la naissance de Jean-Baptiste, et faire valoir