Gkn. xviii, 14 (xvii
10. Conformémenl à l'idée cpii se Iradiiil diins Dan. \, 15-17, .■<ii/ir. cil. M. Cf. .lu(.. VI, 2;i.
A.N.NONCIATKtNS 285
ne est muet '. L'usag^e était que les prêtres, au nombre de cinq, qui étaient entrés dans le sanctuaire pour lencensement , donnassent une bénédiction au peuple en sortant •. L on suppose volontiers que le mutisme de Zacharie apparaît en ce qu il ne peu! dire la bénédiction accoutumée. Mais l'évang'éliste ne semble pas avoir song'é à ce détail, non plus qu'à la pré.sence d autres prêtres à côté de Zacharie. Il représente celui-ci sortant seul du sanctuaire , après s'être fait attendre , et incapable d'expliquer son retard aux assistants, désignés sous le nom de peuple, comme si le service liturg'ique n'avait pas comporté la participation d'un assez grand nombre de ministres, et qu'une conversation pût s'établir tout naturellement entre le prèti^e, à sa sortie du sanctuaire, el le peuple venu pour le sacrifice ■''.
Après sa semaine de service, pendant laquelle il devait rester au temple, suivant l'usage, Zacharie, qui n"hal)itait pas a Jérusalem, s'en retourne chez lui. Sa femme alors devient enceinte, et elle se tient cachée pendant cinq mois. L'auteur dit cinq mois, parce qu'il va raconter ce qui est arrivé au sixième mois ; mais il n'en faut pas conclure qu'Elisabeth se soit montrée au bout de ce temps. On ne dit pas pourquoi elle se cacha. La vraie raison est dans l'économie du récit : Elisabeth se cache pour que tout le monde ignore son état ; Zacharie est muet ; sa femme ne voit personne, nul ne peut savoir que la parole de Crabriel est déjà réalisée ; Marie le saura seulement par Gabriel, et la rencontre des deux mères est ainsi préparée par Dieu seul. Quant au motif d'Elisabeth, l'évangéliste ne l'indique pas, et il peut èti'e téméraire de le chercher : ce serait plutôt une sorte de honte '' que l'intention d'être à Dieu dans le recueillement de sa joie ', à moins que Lue n'ait simplement attribué à la mère de Jean lintention de tenir secrète la faveur dont elle avait été l'objet ; Fllisabeth aurait pensé qu'il ne lui appartenait pas de la divulguer ''. Si elle se tait, ce n'est point
1. \ . 12. /.i': h'.vi.vivi /."yz'); a une si^iiificalioii j);uliciili('it' si laiiU'ur a dans 1 esprit le cas de Daniel.