B. Weiss, E. 284. Holtzmann
3. Beaucoup tiennent pour Juttha (Jos. xxi. 16j, qui aurait été remplacée <l;uis le texte par Juda : hypothèse gratuite et d'autant moins vraisemblable que révang'éliste iraurait pas introduit, sans autre indication, une ville si peu
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a voyag^é seule ou avec d'autres femmes ', ou bien avec Joseph, et si Zacharie n'était pas chez lui quand elle est arrivée. Le narrateur veut amener la rencontre de Marie et d'Elisabeth, il ne se soucie pas d'autre chose.
En entrant chez sa parente, Marie la salue, et, à ce moment, l'enfant qu Elisabeth portait tressaille dans son sein -. (^est ainsi que les jumeaux de Rébecca s'agitaient dans le sein de leur mère -^j préludant à leur antag'onisme futur. Mais le tressaillement de l'enfant précurseur n est pas une marque d'hostilité, c est un mouvement de joie. Elisabeth, que l'Esprit divin envahit en cet instant même, le comprend, et elle connait, en vertu de la même illumination intérieure, la présence du Messie dans celle qui la salue. L'inspiration qui la remplit se manifeste par les paroles quelle prononce à voix haute ' et dans une sorte de transport prophétique. C'est d'abord une réponse à la salutation de Marie : c< Bénie entre les femmes et béni le fruit de ton sein •' 1 >< Le sens du qualiticatif peut être : m bénie de Dieu », ou bien «( louée, digne de louange » ; et l'on peut suppléer aussi : " sois-tu ». ou bien ■ es-tu ». L'optatif semble préférable pour une salutation '', et, dans ce préambule, Elisabeth ne fait que rendre le salut de Marie, mais elle le rend ainsi qu'il convient de le rendre à la mère du Christ. Préférer l'indicatif comme indispensable à la prophétie serait mettre celle-ci dans une nuance de la pensée, tandis qu'elle réside, pour le fond et (piant à cette partie du discours, dans la connaissance qu'Elisabeth témoigne avoir de la dignité de Marie. Le passage est facile du sens de « béni » au sens de « loué » ; le « Dieu béni » est le Dieu loué et digne de toute louange : bénie plus que toutes les femmes,
connue \c(. 1. 2ti ; on jittendraiL U- nom de la \ille après zi; -oÀiv 'louoa, mais il ne fautpas chercher ce nom dans 'lovioa!; d'autres ont pensé à Jérusalem, qui n'est pas une ville (juelconque, ni en .luda ; ou bien à Hébron, qui n'est pas plus désignée qu'une autre ville de la montagne de Juda. el <|ue révangéliste n'aurait pas manqué de nommer s'il l'avait eue en vue.