V. 41. ijy.i&Tïiîîv TO .'jp£Ço; Èv ty, zo'.Ài'a autr
■'{. Gen. xx\ , 22 LXX). âazipTojv oï -x -aïo-'a Èv aj-ry
i-. V. 41-1-2. /.a.'. È-/.r|'jOY| -vij'xaTo: ayto'j r, 'EÀ'.^â.j^T. /".ai àv£-wf.')VT|7£v y.^y.j'^^f, •i.£Y^À7i /.al IIT.V/.
îi. V. 42. ij/jr'i,'j.vrti tj iv "jva'.ç;'/, zal £JÀovï;'j.£vo; o zapno: tïJ; /.o'./.'.xç rsoj. 6. Cf. V. 2S.
298 LKS ÉVANGILES SYNOPTIQUES
Marie peut être louée au-dessus d'elles : et il semble ({u Elisabeth entend célébrer ici le Messie et sa mère, les vanter comme bénis de Dieu, non leur souhaiter la bénédiction divine qui leur est acquise K Après avoir salué de ce vœu Marie et l'enfant qu'elle porte. Elisabeth s'humilie devant elle en la reconnaissant pour la mère du Christ : " D'oîi me vient que la mère de mon Seigneur entre chez moi -? >' Elle se reconnaît indig'ne d une telle visite. Par le mot « seigneur » elle désig'ne le Messie, selon la parole du psaume •''. Elle dit à quel signe elle a reconnu la présence de ce Seigneur : son propre enfant a tressailli d'allégresse devant celui qu'il reconnaît aussi pour maître. Cette première effusion de l'Esprit s'achève dans une louange en forme de proposition générale et impersonnelle, mais qui, dans la réalité, s'applique à Marie seule : « Heureuse celle qui a cru qu'il y aurait accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur '' ! "
Ayant rendu hommage au Christ et à sa mère. Elisabeth se reprend, et l'Esprit lui dicte un cantique de louanges pour Dieu. C'est le Magnificat^ véritable psaume, imité en grande partie du cantique d'Anne, mère de Samuel ', avec d'autres réminiscences de l'Ancien Testament. Luc a dû le trouver dans sa source à la place où il est maintenant, et les premières paroles d'Elisabeth lui servent d'introduction. On s'est demandé s'il n'en avait pas existé d'abord une rédaction hébraïque, sans aucun rapport avec l'histoire de Jean-Baptiste, dont notre texte grec serait la traduc-
1. i'À. Jui). Mil, 18. £jÀ0Y7|Xï, aj, OuyaTïif., tio Ocoi Toi jtJitCTZf;) ~apx ~àcaç xàç yuva:xa;..., /.aΣÙÀoyT|[a.£vo: xupioç ô Oso;. La rencontre de Luc avec l)i:f t. xxviii, 4, pour le dernier membre du v. 42, peut être accidentelle.
2. V.43. y.aî -o6cV jxo'. touto tva 'ÉXOtj ï] [-i7]'"rip -ou /.uptou aou npo; ï'j.i;
.{. Ps. ex, 1. Le Christ est appelé /.ûp'.o; dans le discours des anges, ii, 11 (cf. V. 26). L'inikience de l'usage clirétien sur ces textes doit passer sans doute avant celle du psaume ; mais l'usage chrétien n'est pas indépendant du psaume.
4. V. 4.5. /.a'i aay.apia fj -[aTc'jTaaa ot; iarat Tî^Eiwaiç to;; À£/.aÀï|jj.£vo'.ç aùxiï JTapi xuptou. La conjonction ot-. dépend de j^iarjj^aaa et doit se traduire '< que » (cf. Acr. xxvu, 25); elle n'est pas à rattacher à tiazapi'a, ni à traduire i< parce que ». Une s'agit pas de louer la foi en soi, et ce qui a été dit à Marie est déjà accompli. Marie est félicitée de n'avoir pas fait comme Zacharie (ce qui laisse de côté le V. 34). Il est inutile de se demander comment Elisabeth a su ce qui s'était passé entre Gabriel et Zacharie, et même entre Gabriel et Marie, puisqu'elle parle « en esprit ».
:>. I Sam. ri. I-IO.
tion '; Ton a supposé -, non sans vraisemblance, que Ir premier auteur du récit avait adapté ce psaume à la circonstance, en y insérant le verset : « Parce qu'il a regardé l'humiliation de sa servante; car désormais toutes les générations m'appelleront bienheureuse », le seul passage qui semble se rapporter à la situation. Ce verset enlevé, il n'est pas trop difficile de reconstituer un petit psaume de quatre strophes, formées chacune de deux distiques ■*. La question de l'origine hébraïque n'a pas grande importance: que le cantique ait préexisté au récit, ou qu'on l'ait composé tout exprès pour l'y introduire, il est entièrement dépourvu d'originalité. Mais, en tant que cantique, il est un fruit de l'inspiration d'Elisabeth, qui se trouve ainsi prendre rang à la suite des femmes illustres de l'Ancien Testament, Marie, sœur de Moïse, Débora, Anne, Judith.
L'exorde est fait d'expressions familières aux psalmistes. m Ame » et « esprit " sont synonynies de « moi », et ne correspondent pas à des idées distinctes. Le changement de temps qui se produit dans le second membre du premier distique est un hébraïsme *, et l'on aurait tort de penser que la joie de l'esprit remonte plus haut que la « louange » émise par l'âme ; la (( magnification •'' » du Seigneur n'est que l'expression de la « joie » actuellement ressentie en « Dieu sauveur ». « Dieu secourable » est une idée commune, qui semble recevoir ici une application particulière à raison de ce cpii suit, c'est-à-dire du verset qui paraît avoir été interpolé, et qui, en
1. HiLLMANN, op. cil. 201 ; Spitta, Zar Geschichte a. Lilter. d. Urchristenthums, II, et ZNTW. 1906. 284-317, y voient un psaume purement juif.
2. B. Weiss, Leben Jesu, I, 226, qui présente cette hypothèse comme possible, conjointement avec la précédente et celle de rauthenticité absolue (prière de Marie).
3. On obtient les cjuatre strophes, sans éliminer le v. 48, en comptant respectivement pour un seul vers le v. 52 et le v. o3: mais cette computation est arbitraire, chacun de ces versets contenant deux membres parallèles, et les deux formant une strophe. Au lieu de la division strophique : 46-48 ; 49-50, 51-53; o4-55 (Westcott-Hort, J. Weiss, Holtzmaniii, on peut proposer celle-ci 46-47, 49; 50-51; 52-53; 54-55.
4. Traduction d'un imparfait hébreu avec le* consécutif. Hieii de plus facile que de remettre ce premier distique en hél)i(Mj :