Ainsi l'entend Irénée
4. Il paraît arbitraire d'entendre (avec Zahn, II, 208) sv.a ypâ']/a; d'une partie seulement de l'Evangile qui correspondrait aux souvenirs de Pierre : lassertion de lAncien et le couinientaire de Papias excluent toute distinction de ce genre. Dire que Marc n"a écrit que « certaines choses » revient à dire ([iie son livre n'est jias une jjvtxç'.t twv XovÎ'ov xjp'.xzojv. Cf. Holtzmann, loc. cit.
ment attaché à Pierre, et qui tiendrait de Fapôtre même ce qu'il raconte à son sujet. Entendue selon le sens naturel qu'elle présente, la notice est fausse, et avant de se demander si elle ne contient pas un élément de vérité, il importerait de connaitre l'intention qui l'a inspirée '.
La bonne foi de Papias n'est pas en cause : Papias répète. Pour un autre motif, le personnage énigmatique de Jean l'Ancien échappe au jugement de la critique : il n'est pas autrement établi que Papias ait entendu de Jean lui-même ce qu'il raconte^. Les garants du récit sont « les anciens qui avaient connu Jean et les apôtres » ^ d'Asie, c'est-à-direi selon toute vraisemblance, les personnages qui ont authentiqué le quatrième Evangile ^, le groupe éphésien qui paraît avoir joué un rôle assez considérable dans la constitution du recueil évangélique ^. Jean dit par I leur bouche les choses les plus avantageuses à un Evangile de l'Église, et peut-être les dit-il de façon à ménager l'autorité de l'Evangile johannique, où l'on trouve une disposition plus régulière, une chronologie plus précise. Mais cette dernière hypothèse est fort douteuse, bien que plusieurs critiques" l'accueillent avec faveur. Ce que l'on entend par « ordre » n'est pas la chronologie : à cet égard, Marc l'emporterait sur les autres évangélistes ; c'est la bonne distribution des matières. Luc l'entend ainsi ^. Jean pouvait trouver, et il trouvait sans doute que Marc avait moins d'ordre que Matthieu ^. Son explication du manque d'ordre n'explique rien d'ailleurs, les morceaux de Marc n'étant point des catéchèses mises bout à bout. Il est permis de penser que le témoignage prêté à Jean l'Ancien tend à justifier une situation de fait, le crédit acquis et que l'on voulait conserver à un livre sur l'origine duquel on n'était pas sufïisamment renseigné. Au livre se rattachait le nom de Marc,