‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 29 sur 829 · Voir QÉ · texte numérisé non relu

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3. C'est ce qui semble résulter nécessairement de la référence w; 'h'çv- ^lais on peut se demander si les explications de Papias commencent à oj'ts yà^-i r/.o-jns (Zahn, II, 206), ou plus haut encore, à où ;jl;vto'. -ih: (Holtzmann, 38.3).

i. Cette question sera discutée plus loin. II faudrait avoir l'ouvrage de Papias pour être assuré que ses renseignements sur Marc ne sont pas, pour une pai"lie, sinon pour le tout, empruntés simplement au livre des Actes et à la première Ep. (le Pierre.

5. yevôij.tvoç {jourrait se traduire « ayant été » ; mais l'indication doit correspondre à uatEpov dans le commentaire de Papias, c'est-à-dire à ce que Marc avait élé " eu dernier lieu ».

terprète de Pierre ; il ne l";ivait pas toujours été ; selon Jean l'Ancien comme selon Papias, Marc a une carrière antérieure à s» collaboration avec le chef des apôtres. La qualification d'interprète semble, en elfet, devoir s'entendre d'une relation personnelle, et il y a quelque subtilité à dire que Marc n'a été l'interprète de Piei^re qu'en mettant par écrit ce que celui-ci prêchait * . Il est sous-entendu que Pierre prêchait « en dialecte hébraïque », comme Matthieu écrivait. Marc lui servit de truchement quand l'apôtre porta l'Évanj^'-ile hors de Palestine. Son livre représente ses souvenirs, ce qu'il avait dit d'après Pierre quand il l'assistait dans sa prédication. Cette circonstance explique le manque d'ordre qui se remarque dans son écrit : Pierre n'exposait pas avec suite l'histoire et renseignement du Sauveur; il taisait des catéchèses particulières, que Marc a simplement et fidèlement conservées. Il est naturel de supposer que Marc a écrit après la mort de Pierre, quoique ni Jean ni Papias ne le disent expressément -K

Jean et Papias font l'apologie ou l'éloge de Marc, en tenant compte d'une situation que la critique est réduite à conjecturer. Il s'agit à la l'ois de recommander le livre et d'expliquer les défauts qu'on lui trouve. Pour ce qui est de l'Evangile, on peut s'y lier; car il est d'un homme qui avait suivi Pierre, et qui répète avec la plus grande exactitude ce qu'il avait entendu^'. L'Evangile est grec, mais c'est comme une traduction de la parole de Pierre ; on ne peut rien concevoir de plus autorisé ; il aurait pu avoir une meilleure disposition, mais cette circonstance même est une marque de fidélité. Gomment Jean l'Ancien peut-il paraître avoir été seul à savoir des choses qui devaient être de notoriété publique? Pourquoi éprouve-t-il le besoin de dire que Marc a été si exact? Pourquoi veut-il que son Evangile ne soit pas autre chose que la rédaction des catéchèses de Pierre? On admet généralement aujourd'hui, et sans doute il n'y a pas lieu de contester que Jean et Papias parlent de notre second Evangile. Mais il est certain que ce livre n'est pas du tout ce que disent Jean et Papias ; ce n'est pas une œuvre homogène ; ce n'est pas la transcription d'un témoignage original et direct touchant l'enseignement et la carrière de Jésus ; ce n'est pas l'écrit d'un homme spéciale-

i. Ilug, Meyer, B. Weiss, Schanz, Zahn, Ilarnack, etc. S. Jérôme entendait <( interprète » au sens de <( secrétaire ».

2. Schleiermacher, Bleek, Renan. Cf. P.-W. ScuMiEnEt, EB. III, 2939.

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