‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 381 sur 829 · III · texte numérisé non relu

III

'••. Marc S'est bit-n gardé de diit' i[u'il y avait dos gens ï/. -irsi^z /.f'iar,;. Il y a comme une superposition de la .Judée et de Jérusalem ; au fond, c'est le peuple seul qui vient de (jalilée, tandis que les scribes sont censés venir de Judée et

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pas voir dans les scribes et les pharisiens deux catégories de personnes (jui se distingueraient nettement Tune de l'autre : pharisien est un nom de parti, scribe un nom de profession ; la plupart des scribes ou docteurs de la Loi étaient pharisiens. Ces personnages, dans la circonstance, ne pouvaient être qu'une minorité ; mais Luc veut donner à Jésus un brillant auditoire ; il ne mentionne pas les gens du peuple, (pii étaient certainement le plus grand nombre ; au cours du récit, en suivant Marc, il parlera de la foule. Pour relever encore la mise en scène, il observe que Jésus était, ce jour-là, en activité miraculeuse, parce que '< la force du Seigneur », c'est-àdire de Dieu, '< était à ce qu'il fit des guérisons ^> '. Le trait porte la marque de Luc, tant pour lidée ([ue ])our lexpression. Jésus fait des miracles par la vertu de l'Esprit divin qui est en lui. Cette puissance va se manifester dans la guérison du parah^tique.

Matthieu a renvoyé cette guérison beaucoup plus tard. Comme il vient de raconter le miracle de la tempête apaisée, et qu'il a conduit Jésus de l'autre côté du lac pour la guérison des possédés <le Gadara, il lui fait de nouveau traverser la mer pour le ramener à Capharnaûm, qui est dite en cette occasion <' sa propre ville »-. L'ordre suivi dans cette partie du premier Evangile étant artificiel, et le début du récit même ayant été volontairement remanié, il paraît certain que l'évangéliste, pour l'enchaînement des miracles, qu'il groupe en réalité d'après leur nature et dans un ordre logique, non d'après leur succession chronologique, a placé en gui.se de transition la phrase : " Et montant dans une barque, il franchit

(II- Jérusalem i Wi:llh.\usen, Le. 17 . Kncoiv esl-il qui' Iji confusion peut tenir, ;iu moins en partie, à ce que Luc, ici comme ailleurs, n'entend pas par Judée y\\\e province distincte de la Galilée, mais Tancien royaume d'Hérode. En suppiimant la mention de la Judée et de Jérusalem, Wellhausen éclaircit le discours, mais il détruit une emphase qui paraît intentionnelle, et FalHuence des scribes doit être en l'apport avec la mention de Jérusalem.

I. xa- oijva;xi; /.up-oj i^v ilc, t6 t«<ï6a' aùrov D ne retient de cette finale que toj ixdOai a'j-oû;t. La leçon auirouç l'ACD etc. lest, à tous égards, moins satisfaisante (|ue aÙTOv (xB). Les scribes et les pliarisiens n'avaient pas besoin d'être guéris, et il s'agit, pour préparer le miracle qui suit, de montrer Jésus eji disposition d'activité miraculeuse parla puissance de l'Esprit.

i. V. 1. y.aî i;j.[3à; iî; -Àoïov 8u7:Épa(i£v, /.ai r^Xôev £tç ttjV loiav tSkiv. Se rappeler que Mt. IV, 13, attribue à Jésus un domicile fixe dans Capharnaûm, contrairement à ce ((ue fait entendre Me. i, 3o-39, io ; ii, I.

LE PARALYTHjUE

le lac '». parce que, dans larrang-enient adopté par lui, le miracle du paralytique de Capharnaûm venant après celui des possédés de Gadara, le bon équilibre de la narration exigeait entre les deux la mention d'une traversée que Jésus a faite assurément plus d'une fois. L'artilîce de ce préambule ne résulte pas seulement de la comparaison avec Marc, mais de son rapport avec le récit dont il ne prépare aucun des incidents. On ne peut y voir qu'une pièce de suture assez mal ajustée.

Makc, II. H. l']t il vint (des geiisi qui lui amenaient un paralytique porté par quatre ; 4. et comme ils ne pouvaient le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent le toit (du lieui où il était, et par louverlure descendirent le lit où le paralytique était couché. ."). Ht Jésus, voyant leur toi, dit au |)aralytique : ' Mon enfant, tes péchés sont pardonnes. » B. Et il y îivail quelques scribes qui étaient assis là et qui se disaient dans leurs cœurs : <■ Comment celui-ci parle-l-il de la sorte? Il blasphème! Qui peut remettre les péchés si ce nest Dieu:' » 8. Et aussitôt Jésus, coiuiaissant paison esprit qu'ils raisonnaient ainsi en euxmêmes, lenrdit : ■< Pourquoi a\ ez-vous ces pensées dans vos ('(eurs?

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