LE PARALYTIQUE
Marc, ii, 1-12; Mattii. ix, 1-8; Lie, v. l7-2().
Marc, h, 1 . VA comme Matth. i\, 1 . Et monil était entré de nouveau tant dans une barque, à Capharnaûm, au bout il fit la traversée, et il d'un certain temps, on vint dans sa propre apprit qu'il était à la ville, maison ; 2. et beaucoup de gens s'assemblèrent, en sorte qu'on ne pouvait arriver même jusqu'à la porte : et il leur disait la parole.
Lie V. 17. Et il advint, un certain jour, qu'il était à enseigner; et il y avait assis des pharisiens et des docteurs de la J^oi, qui étaient venus de toutes les bourgades de la Galilée et de la Judée, et de Jérusalem ; et la vertu du Seigneur lui faisait opérer des guéi-isons.
Si l'on suit le récit de Marc. Jésus, après s être tenu quelque temps k 1 écart de Capharnaûm, y i-entre de nouveau, mais non sans doute publiquement, puisque sa présence à la maison n'est connue qu'après son arrivée, et malgré les précautions qu'il semble avoir prises pour qu'on l'ignorât '. On peut croire que la maison dont il s'agit est celle de Simon, oîi il avait demeuré avant son départ -'. Ces indications sont en rapport étroit avec celles qui précèdent, et viennent à l'appui de ce qui a été dit plus haut touchant la localisation à Capharnaûm de la guérison du lépreux. Jésus ne pouvait plus entrer publiquement en ville : c'est pour cela qu'il est entré cette fois en secret à Capharnaûm; on dit qu'il est entré ^ de nouveau »,
2. (;f. I, 29. L'identité de cette maison n'est pas autrement certaine. Weli.- HAusEN, Me. t6, observe à bon droit que révanf>élisto dit " la maison », comme il dit « la monlafj'ne ■■ et « le désert », pour le besoin de son lécit, sans autre (léteiminatioii.
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parce que le récit précédent l'y avait aiueué déjà, et dans la même maison ; « les jours » écoulés sont ceux que Jésus a passés dans la campagne depuis la guérison du lépreux. Il est vrai que ces détails peuvent s'expliquer sans égard au récit précédent, mais l'interprétation sera beaucoup moins naturelle, et l'on brisera l'unité de la rédaction. Le retour de Jésus pourrait s'entendre par rapport au départ qui a suivi la guérison du démoniaque, en tenant comme non aveiuies l'histoire du lépreux et sa conclusion. D'après ce qu'on a vu plus haut, il est aisé de comprendre qu'une foule nombi'euse s'assemble aux abords de la maison . Jésus parle, il enseigne l'Evangile, et avec d'autant plus de sécurité que l'attroupement considérable empêche les malades d'arriver jusqu'à lui.
Ces traits réels et vivants de la narration se décolorent et se transforment dans Luc; ils disparaissent dans Matthieu. Luc ayant efïacé antérieurement le soin que Jésus prenait de se cacher, s'abstient de dire comment il se trouve dans une ville, et il ne garde même pas le nom deCapharnaûm ' ; la guérison du paralytique va se passer dans un certain lieu, un certain jour, pendant la grande tournée de prédication que Jésus a commencée après le miracle du démoniaque. Peut-être l'évangéliste a-t-il craint d'enfermer la prédication de Jésus dans un cercle ti'op étroit. Gomme il n'admet pas que le (Christ se cache, il le montre dès l'abord enseignant, et il lui donne pour auditoire, non une troupe vulgaire de Gapharnaïtes, mais des pharisiens et des scribes venus de toute la Galilée et la Judée, principalement de Jérusalem -. La présence des scribes a été déduite du récit même, Marc la signalant un peu plus loin ; pour grossir l'auditoire, Luc leur associe les pharisiens et fait venir les uns et les autres de toute la Palestine, par anticipation de ce qu'on lit au chapitre suivant de Marc ', et en exagérant cette donnée '. On ne doit
t. V. 17. v.-L'. h^vitzo iv ;j.ià zwi fj[jL£pwv \ transposition (lu oi' fjasçiwv de Marc, sii/ir. p. 470, a. I ; pour la forme de l'expression, cf. v. 12, iv [x'.i -wv -oXeojv) xai ocjTo; f)v o'.oâTx.tov.
2. /.aï ïjaav /.aÔTjaivo'. ttap'.cjaîo'. y.a.1 vojjLoo'.ox'jy.aÀrj'. oV TJaav iXT|XuOoTi; îx rrâarj? x(i'>[j.ï;; -y\ç raXiXat'aç xai 'lojoafaç xat '\ioou'J7.'kr[ij.. 1) omet xai lî.