XLII
2. \. >' Voici mon serviteur, que je soutiens, mon élu, en qui hkju âme se complaît; il apportera le droit aux nations; 2. il ne criera ni ne parlera, et il ne fera pas entendre sa voix au dehors; 3. il ne brisera pas le roseau froissé, et il n'éteindra pas la mèche qui faiblit; il apporte fidèlement le droit; 4. il n'est ni faible ni abattu, jusqu'à ce qu'il établisse le droit sur la terre; et les îles (les pays maritimes) attendent son enseignement. "
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4. àvaÀà[jL'];£t xaî où 0pauCT6rjCT£Ta'., zai T'j> ovô[j.aT'. aÙTOU "iOvï, cXTZtoîS^'.v.
£(i); ôiv 6^ £711 TYjç Y^"ç xptaiv " zal îKi Tti') o/oaaxi aÙTOU cOvrj i/.-iojatv.
La traduction ïo; av ixjJxÀrj £'.; vïxo; tt,' xpL^'.v supposerait dans Théhreu : 'ODy.^'Q ny^'^ X^yV VJ, avec interprétation défectueuse de WSu, pour toujours I) comme dans LXX. Is. xxv, 8; Os. xiii, la, cité 1 ("ou. \\. 11.
AU BORD DU LAC o23
sens original du texte est plus large que celui de l'évangéliste ' : le prophète parle du Juste en qui se personnifie et s'individualise la fonction messianique d'Israël, celui dont les souffrances méritent le salut de ses frères, et sur qui repose l'espérance du triomphe éternel des saints. Il est peu probable que Matthieu ait voulu exalter, au moyen de ce texte, la modération de Jésus envers les pharisiens '• : il ne songe pas à la querelle du sabbat, et ce nest pas la retraite du Sauveur, mais son attitude à l'égard des malades guéris qui motive l'introduction de la prophétie. Mieux vaut dire que l'évangéliste profite d'une circonstance favorable pour jamener une prophétie messianique dont lui-même n'ignore pas qu'une application plus large se justifie par ailleurs.
Jésus, selon le récit de Marc, descend près du lac de Tibériade. et une grande foule, venue de toute la Palestine, depuis l'Idumée jusqu'au pa^s de Tyr et de Sidon, s'attache à ses pas. Les miracles surtout causaient ce grand concours de peuple ''. Marc est seul à mentionner le détail de la barque tenue près du rivage à la disposition de Jésus, pour le soustraire à la presse^, soit qu il enseignât assis dans la barque, comme on le verra plus loin ', soit qu il voulût échapper entièrement à la foule en se faisant transporter par eau dans un autre lieu ". Cette manière de faire, car il ne s'agit pas d'une simple occasion, est aisée à expliquer : les principaux disciples avaient été pêcheurs et exerçaient encore leur métier de temps en temps ; ils pouvaient toujours procurer une barque ii leur Maître. Matthieu, qui ne parle pas de la mer, ne dit rien non plus de la barque. Luc fait de même, ayant mentionné la barque dans un cas particulier, en racontant la vocation des ])remiers disciples '' .
Marc dit que Jésus guérissait beaucoup de malades "^ ; Matthieu,