‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 414 sur 829 · I. Cf. supr. p. 8H. el Wei.liiacsen, Mr · texte numérisé non relu

I. Cf. supr. p. 8H. el Wei.liiacsen, Mr

Al liORU DU LAC o21

purs, quanti ils le brisera pas le roseau

voyaient, se prosLer- froissé, il n'éteindra

naient devant lui et pas la mèche fumante,

criaient disant : « Tu jusqu'à ce qu'il amène

es le Fils de Dieu.» 12. le jugement au triom-

Kt il leur enjoignait, plie; :2 1 . et les nations

avec beaucoup de me- espéreront en son nom. naces, de ne pas le faire connaître.

Bien que Marc n indique pas de liaison étroite entre le tait qu il vient de raconter et ceux dont il va parler, et (ju'il ne veuille certainement pas dire que Jésus se soit retiré au bord du lac, pour se soustraire aux entreprises des pharisiens, puisque le Sauveur ne quitte pas la contrée, et que son déplacement n'a pas le caractère d'une fuite, il laisse entendre néanmoins que Jésus renonce à des disputes inutiles avec ses adversaires, et qu'il va recevoir librement au bord du lac la foule (|ui vient à lui de toutes parts, au lieu de prêcher surtout dans les réunions publiques des synagog^ues '. Nonobstant la vérité générale de cette perspective, on peut croire que l'évangéliste reprend le lil de son histoire à l'endroit où il l'a laissé pour décrire les rapports de Jésus avec les pharisiens, ou simplement qu il laisse une série de souvenirs pour en prendre un autre.

Matthieu ' est beaucoup plus précis en apparence, et plus vague en réalité : Jésus se retirerait parce qu'il connaît le complot des pharisiens, et il aurait ainsi l'intention d'échapper à leur poursuite ; mais on se garde bien de dire où il va, parce que sa retraite au bord de la mer ne le garantirait nullement contre les complots de ses ennemis. L'indication du premier Evangile est donc une de ces transitions purement littéraires dont le rédacteur use volontiers pour mettre plus de cohésion et d unité dans son récit. Il abrège tout ce passage de Marc, parce qu'il en a déjà utilisé le contenu dans son introduction au discours sur la montagne '. Par une sorte de comjiensation, il amène en cet endroit une longue citation

1. Me. 7. v.'x: ') 'Iri^oû; a£Tà T'ov [jLaOr,T(ov aJTOj ■viiy(^yi^ni'/ £'.; tï,v OâXaa'jav. Il n "y a pas do lien réel entre Me. m, 7-19, et le contexte: tout ce morceau a pu être rapporté dans un récit où ni, 20-21, ;^l />-.i">. suivail inunédiatement ni,0.

2. V. 17. ô ri'- "Ir|Cjoj: yvoCiç %'/i/i<\rjr^nf) ïv.Z'Sity .

;î. IV, 24-2:;.

disaïe ', ce qui montrerait, s'il en était besoin encore, jusqu'à quel point l'intérêt didactique et apologétique domine chez lui la préoccupation de l'exactitude historique.

Le rapport de la prophétie et du fait n'est pas très rigoureux. Partant de ce que Jésus détend aux malades qu'il a guéris de le proclamer auteur de leur guérison, l'évangéliste fait voir dans cette réserve modeste et dans cette horreur de la publicité un trait caractéristique du Messie tel qu'Isaïe l'a peint d'avance. Si l'on pressait les termes dans l'application, l'on pourrait soulever plus d'une difficulté, attendu que Jésus n'annonce pas le jug-ement divin aux nations, qu'il a eu plus d'une dispute avec les pharisiens, et que sa voix s'est fait entendre un peu partout . L'esprit universaliste du rédacteur s'accuse dans la double mention des peuples. Le texte est cité, en général, conformément à l'hébreu -, sauf la dernière phrase, qui vient des Septante -^ et certaines variantes qui ne se rencontrent ni dans l'hébreu ni dans le grec. Comme il est arrivé déjà pour im autre fragment concernant le serviteur de lahvô, le

Page 1