II
:». Julicher, II, 91.
Le cas de la lampe est très nettement décrit : il s'ag-it dune lampe à huile, en terre ou en métal, ustensile commun dans les ménages, comme le boisseau dont on va parler à son occasion. On n'a pas une lampe allumée pour la mettre sous le boisseau ' : il serait plus simple de l'éteindre, si l'on ne veut pas de sa lumière. On la met sur le support, adhérent au mur, qui est fait pour elle, et d'où sa clarté se répand dans la maison, pour l'avantage de ceux qui y sont. La maison n'est pas un palais, mais un logis de pauvres gens, formé d'une seule pièce : quand la lampe est allumée, toute la maison est éclairée. Marc -, qui a inséré cette comparaison dans le discours des paraboles, dramatise la sentence, en la tournant en interrog-ation ; la locution : <( est-ce que la lampe vient », appartient au langage populaire, et n'est pas à corriger. L'adjonction du lit n'a pas grande signification, la lampe étant moins cachée sous le lit que sous le boisseau : ce peut être un trait descriptif introduit par l'évangéliste -K
Luc a la même sentence en deux endroits : une fois d'après Marc, à la suite de la parabole du Semeur, et une autre fois d'après une autre source, qui doit être celle où Matthieu est allé la prendre. L'influence de cette source est sensible jusque dans le passage où Luc rapporte la comparaison d'après Marc. Dans les deux cas, le fait est simplement énoncé, comme dans Matthieu ; mais le lit est mentionné dans le premier ^, d'après Marc, et le boisseau, remplacé par un vase quelconque ; dans le second cas, il est parlé seulement d'une cachette -^ ; et il est dit partout que la lampe doit être
1. Mt. iy>. oùoÈ xat'ouaiv Xùy^'JO^j zaî. TiôÉaatv a'jxov 'jt.o tov ao'ôtov, àXÀ' stï'l Tri'v Àjyviav. Noter que xatouaiv ne signifie pas « on allume », mais « on fait brûler >i, on tient allumée une lampe. Le [jidâio; était une mesure sèche contenant près de huit litres; doit correspondre au "ND (aàrov. Mt. xiii, 33).
2. V. 21. jj.r^tt spySTai 6 Xù/yoç '.'va îcïo tov |j.oo[Ov xeOy] r] ur.o tfjv xÀivriv, ouy iva i~i T/|v Xj/vîav Tz9^. La variante i-T^tai, D, vient de Luc.