‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 47 sur 829 · Supr. n · texte numérisé non relu

Supr. n

8. Dial. 35, 6. xa(- 'ÉJovTa-. i/Îiiix-ol xal aipÉasi;. Cité comme parole du Seigneur (cf. I Con. XI, 18-19). De même, Dial. 51, 3. Àsytov oti iyyj? saxt r] paatXsia tô5v

ojpavwv, y.x\ cl-i 0=; aî/TOv -oÀXà -aOsTv xal -^ 'p-~îi ^([J^-p? àvaJTÎÏvat xal 7:aXiv

;:apayev7JTca6ai iv 'IcpouTaX/iji. xal tote toï; [i.a9r,Taîç aÙToCÎ ^uiattieiv -aXtv (Mt. xxvi,

Synoptiques, sous cette ck-nominatiou, un ou plusieurs documents que la tradition postérieure a qualifiés d'apocryphes. Il est probable que ces documents sont T Evangile de Pierre et le Protévanj^'-ile de Jacques, mais peut-être dans des recensions plus anciennes que celles qui nous sont parvenues. A ne considérer que la forme des allégations, il n'y aurait guère plus de raison d'admettre, parmi les sources de Justin, des Actes de Pilate que des Actes de Quirinius '. Maison peut supposer que Justin n'a pas eu le premier idée de tels actes, et qu'il en était déjà fait une simple mention dans « les Mémoires des apôtres », c'est-à-dire dans l'I^vangile de Pierre ou dans quelque source apparentée à celui-ci, en manière de référence, ce qui a donné lieu ensuite à la composition d'un apocrvphe sous ce titre spé-

29; Le. XXII, 16-18 ?j •/.%: CTjasaysîv, v.yX iv Tfo aîTajJ trj; ;:apoyjia; aÙTOùi /po'vto, îaz KpoérpTi'/ ^ ysvrjasaâai aîpÉast; /.ai '|£u5o~poŒirjTaç ïr.i tôS ovo'jj.at; (cf. Mt. xxiv, 11, 24), aÙTOù 7:po£[j.T)vude. xa't outo) cpatvtxat ovta. Dial. 47, 21. (Après appela Éz. xxxiii, 12-16) oio xal ô 7]a£T£po; y.'jpto; 'IridoCi; XpiTTo: eï-eV iv o'? av 'j\lxç, xaTaXâjj'o, Èv :o-J- Totç jp.-}; xpivw. Texte cité par d'autres auteurs, mais comme parole propliélique, et attribuée même à Ezéchiel, dont elle procède. Justin cite le fameux passage Mt. XI, 27 (Le. x, 22l, Dial. 100, 5 {Apol. I, 63, 5, 19 , en cette forme : Troivxa [xoi TKxpaoiZoxoLi T.apu xoy -arpô; xal oùosî; ytvojaxei {Apol. k'yvw) tov TraTÉpa zl txr) 6 utôç ouSè tÔv uÎov sÎ ar] 6 ::aTr|p /.ai o\; àv ô uio; àTroxaX'j'j^r,.

1. Cf. supr. p. .37, n. 6, et p. 41, n. 1. Justin en appelle encore aux actes de Pilate dans Apol. I, 48. xf^ -apouaia aùrou ct.\i'-ji.: /fo/.oç ôj; Tkixzio; y.xi Tpav/j etîTa'. yXôjaaa [i.oyiÀâÀwv tuçXoÎ àvajjXetLo'jTi. xal ÀaTCpoî xaÔap'.-jO.'jCJOvTat xal vsxpo'. àvaa-T|CTovTat xal r£pi::aT/-|aouatv (libre paraphrase d'Is. xxxv, 4-6; cf. Mt. xi, 5; Le. vu, 22). ox: T£ xaîjTa £7:olria£v, £x Toiv £t;1 Etoviiou ILXxto'j ysvoaÉvfov azrtov aaOeïv oûva^ôe Par elles-mêmes, ces références ne prouvent aucuneineiil que Justin connaisse un texte circulant sous le titre d'Actes de Pilate ; il allègue les faits évangéliques» et, supposant (ju'ils ont dû être consig-nés dans les rapports officiels des fonctionnaires romains, il renvoie les empereurs à leurs archives. Mais on cite Ter- TULLiEN, Apol. 21. « Qiieni igitur solunimodo hominem praesumpserunt de humililate, sequebatur uii magum aestimarent de polestate (cf. Justin, Dial. 69. xal yàp jjLayov Eivat aùiov st'jÀjj.ojv Àsyï'.v xal XaoTTÀâvov), cum ille verbo daemonia de hominibus excuteret, caecos reluminaret, leprosos purgaret, paralyticos restringeret, mortuos denique verbo redderet vitae, elementa ipsa famularet

compescens procellas et fréta ingrediens Ea omnia super Christo Pilatiis, et

ipse jam pro sua conscientia cliristianus, Gaesari lum Tiberio nuntiavit. » Tertullien ne parait pas plus que Justin alléguer un texte à lui connu ; selon toute vraisemblance, il exploite et développe ce qu'il a trouvé dans Justin. La lettre de Pilate à Claude (nom substitué sans doute à Tibère), qui se trouve dans les Actes de Pierre et de Paul et dans la l'ecension latine de l'Evangile de Nicodème, ne contient pas le récit de la passion pour lequel Justin renvoie aux Actes de Pilate. Cette lettre dépend plutôt de Justin et de Tertullien (traduction grecque de V Apologétique) : l'argumentation de Harnack, 1, 603-612, semble résister sur ce point à la critique de Stanton, 102-121.

cial. Le canon de .lustin ne paraît pas plus fixe ni plus conforme à celui de la tradition ultérieure que celui du prédicateur chrétien à qui est due rhomélie dite seconde Épitre de Clément. Justin n'est pas, d'ailleurs, à considérer comme un témoin tout à fait hors de pair pour ce qui concerne l'usaiie ecclésiastique. On ne peut déduire de ses écrits que ri'>van^''ile de Pierre et le Protévan<i^ile de Jacques aient été reçus et lus dans la communauté romaine vers le milieu du second siècle. 11 a pu et dû les connaître en Orient, avant que la fixation du canon évangélique fut définitivement arrêtée, et il aura constitué son propre recueil avec la même indépendance relative qui se remarque dans sa doctrine. S'il fallait jug-er par lui du soin que les chefs de communautés prenaient de sauvegarder la teneur des discours de Jésus et les souvenirs évangéliques, on devrait dire que le texte des Evangiles n'était pas fixé, et que l'amplification des données traditionnelles par les prophéties de l'Ancien Testament était encore en pleine activité, ce qui serait exagéré, sinon faux.

Talien avait été à Rome disciple de saint Justin; retourné en Orient. sa patrie, il semble sêtre lixé à Édesse et avoir composé, vers 170-180, en syriaque, pour l'usage de la communauté qui se formait alors en cette ville, une sorte de concordance ou d'harmonie évang'élique, par la combinaison des quatre évangiles qui étaient reçus dans l'Eglise '. Le Dialessaron - devint et resta l'évangile officiel de l'Église syrienne jusqu'au commencement du V^ siècle, où il fut remplacé dans l'usage liturgique par la Peschito. version ou plutôt révision olïlcielle du texte des « Évangiles séparés », qui fut préparée et imposée par les ordres de lévêque Habbula ■^. l>a compilation des Evangiles canoniques ne pouvait se faire sans que certaines modifications fussent introduites dans le texte des quatre livres qu'il s'agissait de fondre en un seul. Autant qu'on en peut jug^er j) ar les documents qui nous le font connaître, le Diatessaron présentait, indépend. imment de ces modifications indispensables, un certain nombre de particularités et d'additions ' qui ne se rencontrent pas dans

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