‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 476 sur 829 · VI · texte numérisé non relu

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b. VI, 39-49.

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ting-uées chacune par une courte formule d'introduction, apostrophe aux auditeurs pour la première, remarque du narrateur pour la seconde. Ramenant à l'idée de charité les préceptes d'abnégation, l'évang-éliste commence par prescrire 1 "amour des ennemis, et, au lieu d'indiquer, comme Matthieu, un seul acte de charité envers eux, il en ajoute deux autres, la bienfaisance et la bénédiction, peut-être par réminiscence des Epîtres de Paul ^ , et pour amener plus naturellement les sentences relatives à la façon de supporter les mauvais traitements et les exigences d'autrai. Après ces sentences, il introduit la règle qui doit gouverner dans la pratique la charité du prochain : faire aux autres tout le bien que l'on souhaiterait pour soi. C'est une sentence indépendante, et Matthieu ne la rapporte que plus loin. Luc s'en sert ici comme d'une transition pour rejoindre la suite de l'instruction sur la charité, qu'il a interrompue pour intercaler celle de la patience et du désintéressement. Malgré tout, la réflexion : « Si vous aimez ceux qui vous aiment », ne se rattache pas naturellement à la sentence (|ui précède, mais à ce qui a été dit. pour commencer, de l'amour des ennemis. Le gré que l'on n'a pas à attendre, quand on n'aime que ses amis, est celui de Dieu, en sorte que la formide du troisième Evangile : « Quel gré vous en aura-t-on - ? » équivaut à celle du premier : « Quelle récompense pouvez-vous attendre '■' ? » Luc substitue les pécheurs aux publicains et aux païens, afin d écarter des expressions qui laissent transparaître quelque chose du mépris des Juifs pour tout ce qui n'était pas israélite. 11 remplace aussi par le bienfait la salutation, qui n'avait probablement pas pour lui autant de signification que pour Matthieu. Enfin, pour équilibrer son discours, il ajoute une référence à ce qui a été dit plus ou moins clairement du prêt \ Si l'on prête à des gens qui doivent rendre, on fait une chose très ordinaire et dont les pécheurs eux-mêmes donnent l'exemple. Le

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