‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 483 sur 829 · Cf. Me. XI, 25; Le. xvhi · texte numérisé non relu

Cf. Me. XI, 25; Le. xvhi

<( Notre Père qui es aux cieux, « Père, que ton nom soit sanctifié;

que ton nom soit sanctifié; 10. que que ton règne arrive; 3. donneton règ^ne arrive ; que ta volonté se nous chaque jour notre pain en suffasse sur la terre comme au ciel ; fisance ; 4. et pardonne-nous nos 11. donne-nous aujourd'hui notre péchés, car nous-mêmes pardonpain en suffisance; 12. et pardonne- nous à quiconque nous a offensés ; nous nos offenses, comme nous par- et ne nous induis pas en tendonnons à ceux qui nous ont ofîen- tation. » ses; 13. et ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal. »

14. « Car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi; 15. mais si vous ne pardonnez point aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus. »

D'après Matthieu, Jésus ayant recommandé à ses disciples de ne pas prier comme les hypocrites, s'aviserait aussi de les inviter à ne pas prier comme les païens ', auxquels on ne songeait pas, et de leur indiquer une formule de prière courte et appropriée à l'objet qu'on se propose en priant. Les païens ne se lassent pas de répéter les mêmes formules, attachant une sorte de pouvoir mag^ique aux paroles mêmes qu'ils prononcent, et s imaginant attirer plus sûrement l'attention de la Divinité par l'énumération réitérée de ses titres, ou la multiplication indéfinie des paroles de supplication '. La prière tire sa valeur du sentiment qui l'anime : il s'agit beaucoup moins d'apprendre à Dieu nos besoins que de mettre nos cœurs dans les dispositions qui conviennent à l'égard de ses dons, et par lesquelles on mérite de les recevoir. Que la prière exprime donc simplement d'abord le désir c[u'on a de voir se manifester la gloire et s'accomplir la volonté de Dieu, puis les besoins temporels et spirituels auxquels on souhaite qu'il subvienne.

Toute cette introduction paraît artificielle. Le début imite celui des trois conseils sur les bonnes œuvres '^ ; la réflexion sur la connaissance que Dieu a de nos besoins est empruntée au discours sur la confiance en Dieu ^, que l'on trouvera un peu plus loin. Quant

1. V. 7. T:poaeuyo|j.£vot Se jj.!) ^cuTTaXo^irlrsr^-E. roir.zp oi sOvizoi' (B, Se. fat A", uroxp'.ta;, sans doute par influence du v. l\).

2. ooKOjj'.v yàp OTt àv TrJ TzoÀ'jÀoyîa aÙTojv EÎaaxo'j'jôrî'jovTa'..

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