‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 488 sur 829 · Cf. p. 603, n · texte numérisé non relu

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4. Jésus disait Nis (cf. Me. xrv, 36; Rom. viii, 1.^ ; Gal, iv, 6), ce seul mot équivalant à « mon Père », quand il priait en son propre nom, et à <( notre Père », dans la prière des disciples ou dans celles de la communauté. L'emploi du simple ahha est garanti par saint Paul, et le r-.x-to de Luc peut représenter

loppement de linvocation dans Matthieu pourrait être liturgique ^.

Quand les païens donnaient à quelqu'un de leurs dieux le nom de « Père », ils voyaient dans cette appellation un titre d'honneur. C'était, chez les Juifs, le titre solennel de lahvé comme Dieu protecteur d'Israël. Le peuple choisi est fds du Dieu qui l'a tiré du pays d'E<^ypte ; ses rois sont dits aussi fils de Dieu, en tant qu'ils sont vicaires du Seig-neur, et qu'ils représentent devant lui la nation élue. Ainsi la relation de père à fils, qui existe entre Dieu et Israël, n'atteint pas précisément chaque israélite comme homme, mais en tant que membre de la famille d'Abraham. Il y aurait néanmoins de l'e-xagération à dire que l'emploi du nom de père, pour signifier la relation personnelle de Dieu avec chaque individu, n'appartient qu'à l'Evangile. Ce qui est vrai, c'est que, dans l'Evangile, Dieu est le père de tous et de chacun, sans que l'origine israélite constitue par elle-même cette filiation. Un rapport intime s'élablit entre Dieu et chaque fidèle, rapport fondé sur la foi, entretenu par l'espérance, alfermi dans la charité.

« Que ton nom soit sanctifié '^ ». Très souvent dans la Bible, et ici en particulier, le nom de Dieu n'est pas autre chose que Dieu lui-même, en tant que révélé aux hommes et connu d'eux. Que Dieu, l'unique Père, soit donc honoré comme tel en ce monde, non seulement par les hommages extérieurs du culte, mais encore, et avant tout, par les sentiments de religieux respect, de foi, de confiance et d'amour qui devraient se rencontrer chez toutes les créatures raisonnables. Qu'il soit loué par les bonnes œuvres et la sainte vie de ses fidèles. Ainsi l'humanité, créée pour Dieu, remplira les vues de son auteur.

Au lieu de cette demande, on lisait, semble-t-il ■^, dans l'évangile de Marcion : « que ton Esprit saint vienne sur nous ''. » Saint Gréla forme de l'invocation dans le texte primitif de la prière. 11 est vrai, d'ailleurs, que Jésus, disant : « notre Père », n'aurait point parlé en son nom, comme s'associant à ses disciples, mais pour ces derniers. Cf. Dalman, I, iiJo-

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