Cf. HOLTZMANN
7. Par dérivation de âTCîwat, «êti-e présent, offert, adapté, proportionné » ; formation analogue à ir.uv/.7[i, irJ.oy/.oç (cf. B. Weiss, Mt. 134 ; et contre cette étymologie, Holtzmann, 63). On peut comparer Puov. xxx, 8, ipn QH^ « ma portion
est recommandé par le contexte, et l'on est d'autant plus disposé à l'accepter, que le premier ou les premiers traducteurs de l'Evangile hébreu ont dû inventer le mot pour traduire une locution sémitique dont le lang-age ordinaire ne leur fournissait pas ré([uivalent.
<( Pardonne-nous nos otl'enses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés '. » La nourriture est nécessaire à la conservation de l'existence ; mais la vie est inutile à quiconque n'est pas en grâce avec Dieu, n'accomplit pas sa volonté: et nul ne peut se vanter de l'avoir accomplie sans le moindre manquement. Tous les jours nous avons besoin de pain pour notre corps, et de pardon pour notre àme. Qu'il soit question de fautes réelles -, et non de l'incapacité native où se trouve toute créature de réaliser le parfait ■', c'est ce qui résulte du rapport étal)li entre le pardon demandé à Dieu, et le pardon accordé aux hommes. Ce que l'on se pardonne entre mortels est quelque chose de déterminé comme acte, un méfait, petit ou grand. Le pardon, d'après la règle de la justice évangélique, ne peut être accordé qu'à ceux qui pardonnent, qui ont déjà pardonné eux-mêmes, et de tout cœur, les torts graves ou légers qu'ils ont eu à subir de la part de leurs frères ^. Le sens n'est pas : K. Pardonne-nous dans la mesure où nous pardonnons », ou bien il faut dire que la mesure dont il s agit est de pardonner sans mesure ^. Luc dit : « pardonne-nous nos péchés •* », ce qui écarte
(nécessaire) de nourriture » ; et Jac. ir. lo: ÀJtr:o;j.£vot -f]; }z>r,[Liorrj -poçrj;. Les anciens traducteurs syriens ont : <( le pain perpétuel » ; les latins : « le pain quotidien ". Le mot supersubstantialis a été introduit par s. Jérôme dans la Vulgate de Matthieu, tandis que quotidianus est resté dans Luc et dans l'usage litui'gique ; la première de ces traductions, calquée sur la forme grecque £-io'jatoç {zTzi, o'jŒÎa), est certainement fautive.
1. V. 12. /.aî asï; f]aTv xà osE'.ÀrjaaTa ^/JJ-'^sv, wç zaî r^'xzïz àsrî/.aijiîv (xB àçi£[j.cv) Toïç ocp^tX^xai; /j[j.0)v.
2. Le mot ôsîfArjjjLa représente Taraméen nn, et se prend ici pour synonyme de àaapTÎa (Luc).
.3. Hypothèse admise comme possible par Holtzmann, 218, pour le cas où Jésu se comprendrait dans le « pardonne-nous ». Mais comme il ne dit jamais « notre Père », de compte à demi avec ses disciples (cf. p. 601, n. 4), il n'a pas dit non plus : « pardonne-nous », pour lui et pour eux.