‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 493 sur 829 · Cf. ScHANz, Mt · texte numérisé non relu

Cf. ScHANz, Mt

6. V. 4. /.al aç£; T']\i-^-'^ ~^i iaapTia; ^;;-i(ûv, xal yàp auToi a^fo;jiîv -avri o^sîXovTt rjaïv. On peut croire que Luc a substitué lui-même àaapT.a à oy £tÀT|u.a, /.ai yâp à (»;, TravTt oçcîXovit à toi; ocpetÀiTat;.

1 idée de simple insuffisance dans le service de Dieu, et il présente plus directement l'indulg'ence de Thomme à Têtard de son frère comme un titre à l'indulg-ence du Père céleste : < car nous-mêmes pardonnons à quiconque nous a offensés. »

(( Et ne nous induis pas en tentation '. » Après le pardon des péchés commis, on demande la grâce de n'en pas commettre de nouveaux. Les tentations dont on souhaite d'être préservé ne peuvent pas être des suggestions au mal, dont Dieu lui-même serait directement l'auteur, mais les épreuves auxquelles la marche providentielle des choses a coutume de nous exposer, et qui deviennent des occasions de défaillance et de péché, quand elles ne sont pas des occasions de mérite. L'homme ne saurait y échapper en cette vie '^. Les tentations n'ont pas été ménagées au Christ luimême. Cependant le juste sentiment de sa faiblesse doit porter le croyant à demander quelles lui soient épargnées. On remarquera l'analogie de cette prière avec celle que Jésus a laite au jardin des Oliviers '^. Il y a des cas oi^i Dieu se fait le tentateur de l'homme, et lui tend une sorte île piège par les difficultés que l'existence lui présente : tel est le point de vue de la sixième demande.

Celui de la septième, ou du supplément à la sixième, qui manque dans Luc, semble un peu dilTérent. Là, le tentateur n'est pas Dieu, et le péril ne vient pas du dehors; le tentateur est Satan, et le danger viendrait plutôt de l'homme lui-même, de la disposition au mal et de la concupiscence qui est en lui ''. Cette diversité dans la manière d'envisager la tentation se rattache plutôt à un développement historique de la prière qu'à une distinction originelle entre les épreuves du dehors et les périls qui viennent de l'intérieur, d'autant que la distinction ne se fait pas d'elle-même et résulte uniquement d'une superposition de pensées. La « tentation » correspond au point de vue primitif et eschatologique de la prière, la « délivrance du mal », au point de vue moral de son développement ecclésiastique.

« Mais délivre-nous du mal •^ » semble, en effet, être une expli-

i. xaî 'xr^ zliv/i'^y.r^ç ^i[J-î; ^'-î ~:'.paj|j.dv. Cf. Mr. xxvi, 41.

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