‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 513 sur 829 · D omet -po; aùioùç. Ss. Se. : « El Jésus leuf dit · texte numérisé non relu

D omet -po; aùioùç. Ss. Se. : « El Jésus leuf dit

2. Série de pi'oposilions coordonnées dans les vv. !j-7, où le cas est posé ; le tout est gouverné par ttîç âÇ upjv, au commencement du v. 5, à quoi répond Xe'yto uijirv xtX., v. 8, où est exprimée la conclusion, censée inévitable, de l'histoire présentée en forme d'hypothèse. Cf. Julicher, II, 268.

communicative. « Qui d'entre a^ous >, , etc., revient à dire que pas un auditeur ne contestera que les choses se passeraient comme on va l'exposer, s'il se trouvait lui-même dans le cas indiqué.

Deux amis habitent le même village, et l'un des deux vient, au milieu de la nuit, trouver l'autre. Un hôte, un voyageur, un ami, qu'il n'a pu songer à éconduire. et qu'il devait honorablement recevoir, lui est arrivé à l'improviste. Il n'a rien à lui offrir, et, sachant que son ami et concitoyen n'est pas au dépourvu, il vient lui demander trois pains. La demande n'est pas exagérée, et elle est faite avec la civilité qui convient en pareil cas '. Si l'ami refusait, le solliciteur ne saurait à qui s'adresser, k cette heure oîi tout le monde dort. Mais l'ami lui-même est déjà couché ; comme il ne faut pas le supposer très riche, ni logé dans une grande maison, et qu'on n'a aucun motif d'admettre qu'il mente en disant qu'il est au lit, c'est de sa couche qu'il répond à la demande que limportun fait du dehors; et le ton de la réplique est beaucoup moins obséquieux que celui de la requête '-. Qu'on ne l'ennuie pas, sa porte est fermée depuis longtemps, avec toutes les précautions que Ion prend pour la nuit; ce serait une affaire maintenant que de l'ouvrir; sans compter que les enfants dorment auprès de leur père, et qu'on les éveillerait en se remuant dans la maison, et en faisant du bruit. Il est clair que ces difficultés ne sont pas insurmontables, et que l'homme ne ferait pas plus de tapage en se levant qu'il n'en fait en parlant. Aussi bien celui qui est à la porte ne se lasse-t-il pas de répéter sa prière -K N'est-il pas vrai que 1 autre, s'il ne le fait à raison de l'amitié qui les unit, du moins pour se délivrer du son importunité, lui donnera ce qu'il souhaite ? L'opiniâtreté ^ de demandeur gagnera ce que l'amitié ne lui aurait pas fait obtenir.

1. V. 5. çtXs, /oridôv aoi Tp£Ï; aoio'j;. Au lieu de ç;Xo; jj.ou TzaosyivETO è^ ôoou, D lit tpiXoi [i-0<- "âpsaTtv à-' àypoij.

2. Lui de dit pas ©''Àî, mais, sans autre ménagement (v. 7) : tjir; [j.ot xcinojç

3. Cela est supposé dans le texte ordinaire; les mss. lat. et la Vulgate ont, au V. 8 : « Et si ille perseveraverit pulsans, — dico vobis etc. » Glose explicative.

4. àva-.Sîa, dans N'CD etc. ; àvaîSeia, dans AB etc. C'est à raison de cette àvat'îeta, de l'insistance opiniâtre avec laquelle le solliciteur renouvelle sa demande, qu'il est exaucé. Par là on apprend qu'il a continué de frapper et de prier jusqu'à ce qu'on lui donnât ses pains. Jùlicher, II, 27:î, observe qu'on aurait tort de prendre l'àvaîosia pour une vertu chrétienne.

LES ÉVANGrILES SYNOPTIQUES

Cette histoire n"a rien d'allég-orique. l.a seule application qu'elle comporte est que, si un homme exauce la prière dans ces conditions, à plus forte raison Dieu. Toutefois ce n'est pas la simple certitude de l'exaucement que 1 on fait valoir, mais la nécessité morale de l'exaucement d'une prière persévérante et que Dieu n'a pas semblé d'abord entendre. Le point de vue de l'exhortation : « Demandez et vous recevrez », est beaucoup plus large que celui de la parabole, et il ne se justifie pas par l'exemple de ce qui arrive ordinairement parmi les hommes. Dans cette parabole, comme dans celle de la Veuve, la persévérance dans la prière est la seule condition d'exaucement qui soit visée par le récit. Peu importe que l'homme ait demandé des pains pour un autre, car il en aurait pris sa part, et il ne s'agit pas d'encourager le désintéressement dans la prière. La demande portait sur une chose nécessaire et qui pouvait, qui devait même être légitimement accordée. Mais ce n'est pas vers ces conditions qu'est orientée la pointe de l'histoire. Jésus a voulu dire que, si un homme ne résiste pas à l'obsession de la prière, dans les conditions où il peut être prié par un autre, on ne peut concevoir que Dieu v résiste indéfiniment. Dieu est meilleur que les hommes, et l'action ne lui coûte pas comme à eux. Que l'on ne se rebute donc pas de son silence temporaire ' .

Matth. vh, 7. « Demandez, et Luc, xi, 9. « Et moi je vous dis :

on vous donnera ; cherchez, et Demandez, et on vous donnera ;

vous trouverez; frappez, et l'on cherchez, et vous trouverez; frap-

vous ouvrira. 8. Car quiconque pez, et l'on vous ouvrira. 10. Car

demande obtient, qui cherche quiconque demande obtient, qui

trouve, et à qui frappe on ouvrira. cherche trouve, et à qui frappe on

9. Y a-t-il parmi vous un homme ouvrira. 11. Et quel père d'entre

qui, si son tils lui demande du vous, si son fils lui demande [du

pain, lui offrira une pierre, fO. ou pain lui offrira une pierre; ou

bien, s'il lui demande un poisson, bien] un poisson, au lieu de pois-

lui offrira un serpent? 1 1 . Si donc son lui offrira un serpent; 12. ou

vous, qui êtes méchants, savez bien, s'il demande un œuf, lui

donner quelque chose de bon à offrira un scorpion? 13. Si donc

vos enfants, à plus forte raison vous, qui êtes méchants, savez

votre Père qui est aux cieux don- donner quelque chose de bon à vos

nera-t-il de bonnes choses à ceux enfants, à plus forte raison le Père

qui le sollicitent. » du ciel donnera-t-il l'Esprit saint

à ceux qui le prient. »

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