Cf. ToB. IV, lî
4. Talm. Bab. Sabh. f. 31 : « Quod lil)i ipsi odiosum est, proximo ne facias ; iiam liaec est tota Lex. >i .Ijo. IIoltzmann, "224.
désignent niéthaphoriquement une même chose ', le renoncement et la pénitence qui sont la condition d'admissibilité k la vie éternelle. Les deux imag'es sont associées, et il ne faut pas se représenter la porte au bout du chemin, comme figurant une dernière épreuve : la voie étroite passe sous la porte étroite, et ne fait avec elle qu'un seul moyen d'accès à la vie. Mais il n'y a qu'une porte, tandis qu'il y a deux chemins. Bien que Luc abrège visiblement la sentence, la source a pu contenir seulement mie remarque sur la porte étroite que peu de gens sont capables de franchir, à cause de la difficulté du passag-e. Matthieu aurait combiné l'image de la porte étroite avec celle des deux chemins, familière à l'ancienne tradition chrétienne ', mais qui paraît venir de la tradition juive '■^. Il y a une voie large et facile à trouver, que suivent la plupart des hommes : c'est la voie de la perdition. Il y a un sentier étroit et difficile, que bien peu savent reconnaître et choisir : c'est le chemin de la vie éternelle. Le mélange des deux images n'introduit pas de confusion dans l'idée, mais seulement dans la représentation Imaginative, et il a pu contribuer aussi à l'embarras de la construction grammaticale.
Matth. vu, 15. « Dé- (Matth. xn, 33. « Ou Luc, vi, 43. « Car ce
fiez-vous des faux pro- faites Tarbre bon et son n'est pas un bon arbre
phètes, qui viennent à fruit bon, ou faites Tar- qui produit de mauvais
vous sous des vête- bre mauvais et son fruit fruit, et ce n'est pas
ments de brebis, mais mauvais ; car c'est au non plus un arbre
qui au fond sont des fruit qu'on connaît mauvais qui produit
loups ravisseurs. 16. l'arbre. '•'A. Race de de bon fruit. 44.
Vous les reconnaîtrez vipères, comment- Chaque arbre, en effet,
à leurs fruits. Est-ce pourriez-vous dire de se reconnaît à son
que l'on cueille des rai- bonne choses , étant fruit ; car on ne cueille
sins sur des épines, ou mauvais ? Car la bon- pas de fig'ues sur des
des lig-ues sur des ron- che parle de l'abondan- épines, et l'on ne ven-
1. Au V. 13, B et la plupart des témoins lisent o-i -ÀaT£Îa fj -JÀ-r). Plusieurs mss. lat. supposent ti' (quani) ; n omet f] tûij}.^), et plusieurs mss. lat. font de même. Au commencement du v. 14. X B ont o-ci ; la plupart des témoins, -i ; quelques mss. lat. et d'autres témoins omettent « la porte ». Il faut supposer que le second oxi est parallèle au premier, ou qu'il l'explique (lIoLTZMA^'^f, loc. cit.).