‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 517 sur 829 · Cf. siipr. p · texte numérisé non relu

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Puisque le discours sur les trois œuvres est une pièce rapportée, la recommandation de traiter les autres comme on voudrait être traité soi-même pouvait venir très naturellement après le précepte relatif à Tamour des ennemis, et avant la parole contre les jugements téméraires. On s'expliquerait ainsi la place qu'elle occupe dans le troisième Evang-ile. Les additions faites dans le premier auraient déterminé la transposition. Luc n'a pas la réflexion : « car c'est la Loi et les Prophètes », et il n'a pas dû la lire dans la source. On y reconnaît l'esprit et le style du rédacteur ' qui associait plus haut les Prophètes à la Loi - pour sig-niiier la révélation de l'Ancien Testament accomplie dans l'Evangile. L'assertion est un peu absolue, bien que l'évangéliste ne dise pas que la charité du prochain soit toute la loi. Cette règle positive de la charité pratique s'élève bien au-dessus de celle où s'arrêtaient les sages de l'Ancien Testament ^, et qu'on dit avoir été professée par Hillel ^ : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse. »

Matth. vu, 13. « Entrez par la (Luc, xeu, 24. « Efforcez-vous

porte étroite, parce que large [est d'entrer par la porte étroite, parce la porte], et spacieuse la voie qui que beaucoup, je vous le dis, chermène à la perdition, et nombreux cheront à entrer et ne pourront sont ceux qui y passent ; 14. mais pas. ») étroite [est la porte], et resserrée la voie qui mène à la vie, et il y en a peu qui la trouvent. »

Matthieu a voulu introduire par cette réflexion sur la ditTiculté du salut la conclusion du discours : on doit tâcher d'être du petit nombre de ceux qui prennent la voie pénible par oîi l'on parvient à la vie éternelle. Mais la sentence a été importée d'ailleurs, et, comme tant d'autres, elle a existé d'abord pour elle-même. Luc la donnera plus loin comme réponse à une question sur le nombre des élus, bien c{u'elle soit, d'ailleurs, un simple conseil, non le solution d'un problème théologique. Porte étroite et voie resserrée

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