Cf. Le. vm
3. V. C>. |j.7, i/.ÏAKrrj, Cf. vni, 49. 'j.-r^y.i-'. T/SkXi rov rjUjii/.'x'K'r/ .
voit pas ' ? On cherchera en vain dans des conjectures historiques la clef de cet imbrog-lio, que l'hypothèse d'une combinaison rédactionnelle, reconnaissable dans le texte même, explique sans difficulté. Il n'est même pas nécessaire d'admettre l'existence d'une tradition particulière, ou d'un document écrit ^, qui auraient fourni les détails dont Luc surcharge le récit de Matthieu; Luc n'en avait pas besoin pour modifier ce récit, en vue du sens qu'il voulait lui donner, d'après l'histoire de Jair et celle de Cornélius. Mais on ne saurait s appuyer sur ces particularités pour voir*^ dans le centurion de Capharnaûm un doublet de Jaïr.
Selon la relation primitive, Jésus, entendant le discours du centurion, était saisi d'admiration, et avouait n'avoir pas rencontré encore chez un israélite la foi qu'il trouvait dans ce païen ''. Aucun Juif n'avait sollicité un miracle dans ces conditions, et il ne semble pas que le centurion ait eu des imitateurs dans la suite. La conclusion naturelle de la narration, après cette remarque du Sauveur, serait dans les paroles qui sont adressées, pour finir, au centurion lui-même : « Va, qu'il t'arrive selon que tuas cru. » Si Luc a omis ces paroles, c'est que, d'après lui, le centurion n'est pas présent pour les entendre ; et c'est pour un motif analogue qu'il fait constater la g-uérison par les envoyés du centurion, au lieu de dire qu'elle s'accomplit à la parole de Jésus. Mais avant d'indiquer cette conclusion, Matthieu a voulu aussi indiquer la signification du récit par un petit discours ' qui annonce la participation des Gentils au royaume des cieux.
11 n'y avait pas de raison pour que Luc ne gardât pas ce discours dans l'histoire du centurion, si la source commune l'avait contenu. Il le donnera plus loin à part, comme une instruction
1. ^. 9. a/rjjja: oï Totuxa ô 'Ir^ao^ç èOaJij.aiEv aÙTo'v. Le aipaçti'ç, qui vient ensuite et l'ait image, pourrait être un écho de Me. v, 30 ; cette expression est d'ailleurs familière à Luc (cf. vu, 44 ; ix, 55, etc.).