LE RESSUSCITÉ DE XAIN
récits concernant l enfance de Jésus et celle de Jean-Baptiste ' ; les assistants parlent comme la veuve de Sarepta -, et surtout comme Zacharie -^ ; la réflexion sur le bruit que fait le miracle en Judée et même au dehors, ne fait qu'amplifier ce qui a été déjà dit plusieurs fois en d'autres occasions '', et doit être en rapport avec l'interprétation allég-orique du fait. C'est beaucoup moms la résurrection d'un jeune homme de Nain que la naissance du christianisme, qui a fait tant de bruit en Judée et au dehors.
On peut dire que tous ces détails ont leur raison d'être, et que l'absence totale de base traditionnelle n'est pas démontrée pour l'ensemble. La mention du lieu semblerait attester que le souvenir d'un fait miraculeux se rattachait au nom de Nain •'. Du moins doiton reconnaitre que ce fait ne présentait pas, dans la tradition, la consistance des miracles communs aux trois Synoptiques. Le caractère de la rédaction porte à croire que Luc n'a pas trouvé le récit tout rédig-é, comme l'histoire de Jair et celle du centurion de Capharnaûm, mais qu'il aura exploité et développé une simple indication de la tradition orale, ou d'un document écrit non primitif, afin de montrer en Jésus le maître de la vie '^, qui ressuscite Israël dans l'Ég-lise, et qui conduit les hommes à l'immortalité.